Obésité et aliments : de quelle couleur sera votre plat préféré ?

Il ne s’agit pour l’instant que d’un projet en étude. La ministre de la Santé a annoncé la possibilité de mettre en place un code couleur obligatoire sur tous les emballages des aliments pour mieux informer le consommateur sur les qualités nutritives des produits.

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Ce code couleur irait du vert au rouge, en passant par le jaune, l'orange et le rose. ©ShutterStock

Qui de la merguez ou de la chipo gagnera la bataille des couleurs ? Le jambon ou le blanc de dinde ? Plutôt la confiture ou la pâte à tartiner ? C’est ce qu’on saura grâce à la nouvelle mesure annoncée par la ministre de la Santé, Marisol Touraine. Bientôt, le consommateur sera capable de détecter au premier coup d’œil, et ce grâce à un code couleur, la qualité nutritive des produits qu’il met dans son caddie.

Objectif : combattre le diabète et l’obésité

Cette mesure fera partie du projet de loi sur la Santé, aux côtés de celles qui concernent la lutte anti-tabac, qui sera présenté le 17 juin prochain. « Une piste [qui] est bien à l’étude, mais [dont] la décision n’a pas encore été prise », précise le cabinet de la ministre.

Une idée pas si inattendue puisqu’en mai dernier, plusieurs associations s’étaient réunies pour écrire une lettre ouverte à Manuel Valls, pour réclamer l’instauration d’un code couleur sur les aliments en fonction de leur dangerosité pour la santé.

Un appel entendu donc, et qui contraindrait, si cette mesure était adoptée, les industriels de l’agroalimentaire à indiquer sur tous les emballages une pastille de couleur selon la qualité nutritionnelle de l’aliment. L’objectif étant de mieux informer les consommateurs sur ce qu’ils achètent, à savoir des aliments qui sont le plus souvent trop concentrés en sel, en sucre ou en gras.

Le code à cinq couleurs : une première mondiale

Un moyen donc de lutter contre l’obésité et le surpoids, qui touche 40 % de la population française, mais aussi d’autres pathologies comme le diabète ou les maladies cardio-vasculaires. Ce « système d’information est susceptible d’influencer les consommateurs », car jusqu’à aujourd’hui le dispositif est peu lisible. Au dos des emballages sont indiqués les taux de glucides, lipides et calories, mais difficile d’y comprendre quelque chose sans un calcul complexe.

Ce code couleur irait du vert au rouge, en passant par le jaune, l’orange et le rose. Si la France venait à adopter cette mesure, elle serait le premier pays au monde à mettre en place un tel dispositif. Nos voisins d’outre-Manche ont bien mis en place un système similaire, mais qui ne compte que trois couleurs.

Et c’est là toute la différence : il sera plus facile pour les industriels de faire monter leurs produits d’une catégorie qu’avec trois couleurs. Car c’est bien là un autre objectif à cette mesure : inciter les fabricants à améliorer la qualité nutritionnelle de leur produit.

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Laurie Ferrère