Papillomavirus : le vaccin serait efficace

Une étude américaine révèle que suite à l'introduction du vaccin contre le papillomavirus aux Etats-Unis, les infections sexuellement transmissibles ont diminué de 56 %.

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Aux Etats-Unis, un tiers des jeunes filles de 13 à 17 ans se sont fait vacciner contre le papillomavirus ©ThinkStock

Alors que la vaccination contre le papillomavirus est remise en cause au Japon, elle semble plutôt efficace aux Etats-Unis. D’après le dernier rapport des centres américains pour la prévention et le contrôles des maladies causées par le papillomavirus humain, le pays aurait enregistré une baisse de 56 % des infections sexuellement transmissibles depuis 2006, date de l’introduction du vaccin.

Papillomavirus : un tiers des jeunes filles américaines vaccinées

Cette statistique est très encourageante et ce pour deux raisons. La première : les HPV sont responsables, pour une grande majorité, des cancers du col de l’utérus, mais aussi de certains cancers de la gorge chez les hommes. Le mois dernier, Michael Douglas avait d’ailleurs levé le tabou en expliquant que son cancer était dû à un papillomavirus transmis lors d’un rapport sexuel oral. La deuxième : les résultats sont de bon augure puisqu’aux Etats-Unis, seul un tiers des jeunes filles de 13 à 17 ans se sont fait vacciner.

Le Dr Lauri Markowitz, médecin épidémiologiste, se réjouit de ces résultats : « La baisse du nombre d’infections sexuellement transmises par des HPV est plus importante qu’attendue et pourrait s’expliquer par plusieurs facteurs tel l’effet d’immunisation de groupe, une plus grande efficacité du vaccin ou un changement des comportements sexuel »“, mais, « ce recul est encourageant vu le fardeau important pour la santé et l’économie des maladies liées à l’infection par des HPV ».

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Maxime Quéma