Paralysés, ils bougent un curseur par la pensée

Des scientifiques américains ont récemment permis à deux personnes paralysées de bouger le curseur d’une souris sur un écran par la pensée.

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Des patients paralysés ont pu déplacer le curseur d'une souris par la pensée. ©ShutterStock

Bientôt les personnes tétraplégiques pourront retrouver une certaine autonomie grâce à la science. En effet, la revue Nature Medecine a publié le lundi 28 septembre les résultats étonnants du groupement de recherches américain BrainGate2. Ces derniers ont permis à des individus paralysés de diriger le curseur d’une souris sur un écran jusqu’à une cible en toute autonomie. Cet exploit a été possible grâce à l’implantation d’une prothèse cérébrale.

Comment fonctionne une prothèse cérébrale ?

En réalité, ces scientifiques ont mis en place un réseau d’électrodes dans le cortex moteur (partie cérébrale qui contrôle les mouvements du corps) de deux personnes atteintes de la maladie de Charcot. Appelée également Sclérose latérale amyotrophique (SLA), cette pathologie conduit obligatoirement à la paralysie des malades.

Le principe paraît simple : le dispositif mis en place analyse les signaux électriques du cerveau pour permettre leur reproduction. En clair, les personnes handicapées se sont imaginées en train de déplacer le curseur ce qui a émis un certain nombre de signaux. Ces derniers ont été décodés par la prothèse cérébrale qui a ensuite réalisé ces pensées.

Une première expérience en 2011

Ce n’est pas la première fois que le BrainGate2 réalise un tel exploit. En 2011, cet organisme a permis à une femme tétraplégique de bouger un bras robotique par la pensée. Elle avait ainsi pu s’alimenter toute seule pour la première fois depuis une dizaine d’années. Quatre ans après, les scientifiques ont amélioré leur technologie pour qu’elle soit plus rapide et plus précise.

Jaimie Henderson, principale auteure de l’étude, explique à l’AFP que le BrainGate2 « explore différentes voies pour exploiter les signaux du cerveau (afin de permettre un jour à des paralysés de, ndlr) contrôler des appareils dans leur environnement ». Ces recherches pourraient un jour rétablir la mobilité et donc l’autonomie des personnes handicapées.

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Yuna Boudré