Parkinson : l’immobilisme des autorités agace

L'association France Parkinson dénonce l'immobilisme des pouvoirs publics vis-à-vis de la maladie. Elle réclame une meilleure prise en charge des patients.

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France Parkinson insiste enfin sur la nécessité de développer les recherches sur la maladie. - crédit photo : Christine Gonsalves ©ThinkStock

La maladie de Parkinson fait-elle partie des dossiers oubliés des autorités ? À l’occasion d’une journée mondiale sur l’affection, l’association France Parkinson lève le poing. Elle fait remarquer que la plupart des mesures intégrées au plan national lancé en 2011 n’ont toujours pas été appliquées. Elle craint que le scénario ne se répète. Un plan sur les maladies neurodégénératives est actuellement en préparation mais l’association redoute qu’il ne prenne pas en considération les spécifiés de Parkinson.

Parkinson : seuls 24 centres spécialisés en France

France Parkinson souhaite que les malades bénéficient d’une meilleure prise en charge. Les kinésithérapeutes et les orthophonistes doivent, selon elle, être mieux formés car la maladie est complexe. Pour l’instant, il existe en France vingt-quatre centres experts, au sein desquels les patients peuvent être correctement soignés et accompagnés. Mais ces établissements manquent de financement. L’organisation s’inquiète aussi pour les jeunes parkinsoniens, qui ont besoin d’être davantage suivis, notamment pour surmonter les obstacles rencontrés dans le monde du travail.

Parkinson : des disparités régionales

L’association dénonce par ailleurs des inégalités d’un point de vue géographique. Dans certaines régions, obtenir un rendez-vous chez un neurologue peut prendre plusieurs mois. Le risque de diagnostic tardif est alors plus élevé. Pire, certains traitements ne sont pas disponibles partout en France.

France Parkinson insiste enfin sur la nécessité de développer les recherches sur cette affection dégénérative du système nerveux central. Elle souhaite que des efforts soient fournis au niveau de la recherche fondamentale, pour tenter de comprendre l’origine de la maladie, et de la recherche clinique, afin d’atténuer les symptômes des patients (lenteur du mouvement, rigidité des membres, tremblements).

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Damien Rigat