Perturbateurs endocriniens : les jeunes mal informés

Selon un sondage réalisé auprès de 35 000 jeunes par l'association Générations Cobayes, les 16-35 sont peu nombreux à connaître les effets des perturbateurs endocriniens. Ces substances chimiques peuvent pourtant s'avérer néfastes.

0
1555
Environ 8 000 jeunes ont communiqué leur adresse email à l’association pour recevoir des informations et des conseils à propos des perturbateurs endocriniens. - crédit photo : prudkov ©ThinkStock

Parabènes, phtalates et bisphénol A se retrouvent dans de nombreux produits de beauté et d’hygiène. Des substances qui perturbent notre organisme. D’après un sondage réalisé auprès de 35 000 jeunes par l’association Générations Cobayes, la plupart des 16-35 ans ignorent tout ou presque des perturbateurs endocriniens mais aimeraient en savoir davantage.

Les phtalates n’évoquent rien pour la moitié des sondés

« Protège tes hormones » est le nom de la campagne lancée par Générations Cobayes pour sensibiliser les adolescents et les jeunes adultes aux effets des perturbateurs endocriniens. Un internaute sur trois ayant répondu au questionnaire en ligne déclare savoir ce qu’est le bisphénol A et la plupart des sondés affirment connaître les parabènes mais 44 % avouent ignorer les effets sur l’organisme. Quant aux phtalates, ils n’évoquent rien pour environ 50 % des personnes interrogées.

Pour rappel, 40 % des produits d’hygiène et de beauté sont composés de perturbateurs endocriniens. Les vernis, les fonds de teint et le maquillage pour les yeux sont les cosmétiques les plus exposés. Seuls 10 à 20 % des jeunes interrogés utiliseraient des produits bio. Cependant, les autres s’interrogent sur le contenu des cosmétiques qu’ils achètent. La moitié des sondés prend le soin de lire l’étiquette avant de choisir un déodorant mais un tiers ne connaît pas la composition des produits se trouvant dans sa salle de bain.

Preuve que les 16-35 ans se sentent concernés par le sujet, environ 8 000 personnes sur les 35 000 interrogées ont communiqué leur adresse email à l’association pour recevoir des informations et des conseils à propos des perturbateurs endocriniens.

> L’enquête a été menée par André Cicolella, un chimiste et toxicologue à l’origine de l’interdiction du bisphénol A dans la composition des biberons.

Sur le même thème :

Lire aussi : Des perturbateurs endocriniens dans 40 % des produits d’hygiène-beauté

Lire aussi : Le bisphénol A réduit le taux de testostérone chez l’homme

Damien Rigat