Pilule 3e génération : 60 nouvelles plaintes

Soixante nouvelles plaintes viennent s'ajouter au dossier des pilules de troisième génération. Ces contraceptifs sont soupçonnés d'avoir provoqué des AVC et des thromboses veineuses aux plaignantes.

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60 nouvelles plaintes ont été déposées dans le dossier des pilules de troisième génération ©ThinkStock

Ce mardi, soixante nouvelles plaintes vont être déposées devant le tribunal de grande instance de Paris, dans le dossier des pilules de troisième et quatrième génération. Les avocats Philippe Courtois et Jean-Christophe Coubris ont annoncé qu’elles étaient dirigées « contre les laboratoires – Bayer notamment – qui fabriquent ces pilules et contre l’Agence nationale de sécurité du médicament ».

Ces plaintes viennent s’ajouter aux trente déposées en décembre dernier et aux quatorze autres de janvier, sans oublier celle de Marion Larat, handicapée à 65 % suite à un AVC causé par la prise d’une pilule de troisième génération. Ces contraceptifs sont « suspectés d’avoir provoqué chez ces femmes des AVC, phlébites et thromboses veineuses », indiquent les avocats. « Il nous paraît plus pertinent que toute l’affaire soit regroupée devant le TGI de Paris », ont-ils ajouté.

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S’il paraît légitime de penser que ces femmes avaient peut-être des antécédents favorisant ce genre de complications, Me Courtois et Me Coubris assurent que, « comme en témoignent leurs dossiers médicaux », « il n’y a pas d’autre raison que la pilule troisième génération pouvant expliquer l’apparition de leur thrombose ou AVC ». Les avocats réclament tout simplement « l’interdiction » de ces contraceptifs.

Le sujet, qui crée la polémique, fait l’objet d’une réévaluation par l’Agence européenne du médicament, à la demande de la France. Jusqu’alors, seule la pilule Diane 35, prescrite contre l’acné, a été retirée du marché.

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Mathilde Bourge