Pilule de 3e génération : 14 nouvelles plaintes

Quatorze nouvelles plaintes ont été déposées ce jeudi à l’encontre de cinq fabricants de pilules contraceptives de 3e et 4e générations. Les jeunes femmes concernées ont été victimes d’AVC et d’embolies pulmonaires.

0
1596
14 nouvelles plaintes ont été déposées à l'encontre de fabricants de pilules 3e et 4e générations ©ThinkStock

L’affaire des pilules de 3e et 4e générations continue de prendre de l’ampleur. Quatorze nouvelles plaintes ont été déposées, jeudi 24 janvier, au tribunal de grande instance de Bobigny, en région parisienne, pour « homicide involontaire » et « atteinte involontaire à l’intégrité physique » à l’encontre de cinq laboratoires, mais aussi de l’Agence nationale de sécurité du médicament.

14 marques de pilule différentes

Parmi les onze plaignantes toujours en vie, six ont subi une embolie pulmonaire, quatre un accident vasculaire cérébral (AVC), et, la dernière, une thrombophlébite cérébrale. L’une des plaintes provient d’un père, dont la fille est décédée, le 14 octobre 2007, d’une embolie pulmonaire à l’âge de 17 ans, deux mois seulement après avoir commencé à prendre la pilule.

Ces femmes, qui étaient âgées de 18 à 46 ans au moment des faits, prenaient toutes des pilules de marques différentes : Yaz, Jasmine, Désobel 20 et 30, Monéva, Carlin 20, Désogestrel 20, Harmonet, Varnoline, Mélodia, Gestodène 30, Jasminelle, Mercilon et Diane 35 (cette dernière ne faisant pas partie des pilules de 3e ou 4e génération). Des contraceptifs fabriqués par des « géants » de la pharmacologie comme Bayer, Schering, Merck ou Pfizer.

Une centaine de nouvelles plaintes en février

Leur avocat, Me Jean-Christophe Coubris, qui représente également Marion, la première jeune femme à avoir porté plainte, annonce qu’il déposera « au moins une centaine » de plaintes supplémentaires à la mi-février.

L’ANSM a reconnu que la prise de ces pilules augmentait le risque thromboembolique. Elle mène en ce moment une campagne auprès des gynécologues pour qu’ils privilégient la prescription de pilule de 2e génération en premier recours. Elle a également lancé, hier, un numéro vert, pour tenter de répondre aux inquiétudes des femmes par rapport aux contraceptifs oraux et les aider à s’orienter vers, peut-être, d’autres moyens de contraception qui leur correspondraient mieux.

Julie Toury