Pilule de 3e génération : l’ANSM lance un numéro vert

L'ANSM ouvre un numéro vert, ce mercredi, pour répondre aux inquiétudes des femmes au sujet des pilules de 3e et 4e génération.

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Le numéro vert lancé par l'ANSM pour répondre aux interrogations des femmes sur la pilule de 3e génération permettra peut-être de désencombrer les standards téléphoniques des gynécos. ©Fotolia

Face à l’inquiétude de nombreuses femmes au sujet des pilules de 3e et 4e générations, l’Agence nationale du médicament (ANSM) a décidé d’ouvrir un numéro vert, ce mercredi 23 janvier. Une initiative qui permettra peut-être de désencombrer les standards téléphoniques des gynécologues, submergés d’appels depuis le début de la polémique.

Au bout du fil, une équipe de téléopérateurs, encadrée par un médecin et des sages-femmes, tentera de répondre à leurs interrogations sur ces contraceptifs largement décriés dans les médias ces dernières semaines, mais aussi sur les autres moyens de contraception.

« Le débat médiatique actuel a généré de nombreuses questions chez les femmes, notamment utilisatrices de contraceptifs oraux. Elles ont besoin d’informations fiables sur les pilules de 3e et 4e générations et doivent être rassurées et incitées à se tourner vers leur prescripteur pour envisager le moyen contraceptif le plus adapté à leur situation », indique, dans un communiqué, le ministère de la Santé.

Le 0 800 636 636 (appel gratuit) est ouvert du lundi au samedi, de 9h à midi.

La semaine dernière, un service similaire avait été lancé par la société Médialane, pour une durée de quinze jours.

> Lire aussi : Pilule de 3e génération : un danger signalé depuis 1985  

Par ailleurs, l’ANSM a lancé une campagne d’information à destination des médecins, pour que ces derniers prescrivent des pilules de 2e génération en premier recours. Elle a également sommé l’Agence européenne du médicament de réévaluer les autorisations de mise sur le marché des pilules de 3e et 4e génération.

Plusieurs plaintes déposées par des utilisatrices victimes de pilules 3e et 4e générations à l’encontre de laboratoires avaient poussé la Haute autorité de santé à rendre un avis sur la question, fin 2012. Selon elle, le risque de complications thromboveineuses serait deux fois plus élevé chez les utilisatrices de pilules de 3e génération que chez les femmes sous pilules de 2e génération. 

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Thomas Levy