Pilules 3e et 4e générations : les ventes chutent de 60 %

Selon le dernier rapport de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), les ventes de pilules de 3e et 4e générations ont chuté de 60 % depuis début 2013. Avec ces contraceptifs, le risque de thrombose serait multiplié par deux.

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Toutes générations confondues, les ventes de pilules ont diminué de 9 % pour la période janvier-avril 2014, par rapport à janvier-avril 2012. - crédit photo : Image Point Fr ©ShutterStock

Début 2013, une crise sans précédent autour des pilules dites de 3e et 4e générations éclatait. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) prévient : le risque de thrombose veineuse (formation d’un caillot de sang dans une veine) serait multiplié par deux chez les femmes utilisant ce type de comprimés, par rapport à celles qui ont choisi une pilule 1ère ou 2e génération. Dans son dernier bilan, publié ce lundi 23 juin, l’ANSM confirme la chute des ventes des contraceptifs oraux combinés (COC). Pour la période janvier-avril 2014, les ventes auraient chuté de 60 % par rapport à janvier-avril 2012.

Conséquence de la crise : les ventes de pilules de 1ère et 2e générations ont, elles, augmenté de 36 %. Cette évolution confirme le fait que « les femmes et les prescripteurs privilégient les contraceptifs qui présentent des risques thromboemboliques les plus faibles et qu’ils ont pris en compte de façon durable les recommandations émises par l’ANSM », constate l’agence.

Crise de la pilule : le stérilet plaît de plus en plus

Si l’on s’intéresse à l’ensemble des pilules, quelle que soit leur génération, les ventes ont diminué de 9 % pour la période janvier-avril 2014, par rapport à 2012. Cette baisse profite à d’autres types de contraception, comme le stérilet, dont les ventes ont bondi de 47 % en un an.

La polémique autour des pilules nouvelles générations remonte à décembre 2012, lorsqu’une femme victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC), imputé à une pilule de 3 génération, a déposé plainte contre le laboratoire à l’origine du contraceptif.

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Damien Rigat