PIP : près de 900 prothèses déjà retirées

Parmi les 30 000 porteuses de prothèses mammaires défectueuses PIP, près de 900 ont subi une explantation d’après la Direction générale de la santé.

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PIP : près de 900 prothèses déjà retirées ©ThinkStock

Fin décembre, les 30 000 femmes porteuses de prothèses mammaires de la marque Poly Implant Prothèse (PIP) avaient été invitées à se les faire retirer dès que possible, « par prévention ». Message reçu par 877 d’entre elles qui ont subi une nouvelle intervention chirurgicale pour se faire enlever les implants frauduleux de Jean-Claude Mas d’après la Direction générale de la santé. Son directeur, Jean-Yves Grall, est d’ailleurs pleinement satisfait de ces prises d’initiative : « Je crois que les messages que nous avions passés, qu’il n’y a pas d’urgence, qu’il fallait être résolu à demander l’explantation, sont bien passés ». Il faut dire que des mesures incitant à l’explantation ont rapidement été prises, comme la gratuité de l’opération pour toutes les porteuses, même pour celles dont les implants étaient uniquement d’ordre esthétique (« seuls » les frais d’hospitalisation et les nouvelles prothèses sont malgré tout aux frais de la patiente dans ce cas là).

1 379 ruptures déclarées de prothèses

Un dernier bilan daté du 31 janvier dernier fait état de 1 379 ruptures déclarées de prothèses et 875 cas de réactions inflammatoires. Même si on a récemment appris que certaines prothèses PIP seraient conformes aux normes sanitaires en vigueur, la grande majorité d’entre elles contient toujours un gel industriel qui n’est absolument pas adapté à un usage médical. Les chirurgiens concernés par les nouvelles interventions se sont laissés un délai de deux ans pour explanter chaque porteuse, bien que plusieurs femmes seraient réticentes.

Pendant ce temps, Jean-Claude Mas, l’homme à l’origine du scandale sanitaire, nie toujours la dangerosité de ses produits

Adrien Guiset