Polémique : la fin des blouses qui dévoilent les fesses à Nîmes

Il y a presque un mois, une pétition demandant le retrait des blouses d'hôpital qui laissaient les fesses apparentes défrayait la chronique. Aujourd'hui, le CHU de Nîmes annonce qu'à partir de septembre, l'hôpital ne distribuera plus que des blouses à pression sur le côté. Un premier pas vers la victoire.

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Bientôt la fin des fesses à l'air dans les hôpitaux français? ©ThinkStock

Au début du mois d’août, une pétition contre les blouses d’hôpital qui laissent les fesses à l’air avait été lancée par une blogueuse, médecin de famille, Farfadoc.

Cette requête insolite avait rapidement enflammé la toile et fait la Une de nombreux journaux.

Mais il semble que le problème avait déjà traversé l’esprit des dirigeants du CHU de Nîmes, qui travaillaient depuis septembre 2011 à la conception d’une blouse plus « digne ».

Sur le site internet « Réseau-CHU », l’hôpital de Nîmes a donc indiqué que d’ici le mois de septembre, 7 000 chemises « ne s’ouvrant plus sur les fesses mais latéralement par bouton-pression » allaient être livrées. « Cette ligne de vêtements hospitaliers (…) a été imaginée par les cadres soignants et le responsable de la blanchisserie » et la réflexion engagée il y a un an « avec un industriel des Vosges, à l’occasion du renouvellement du marché des textiles (de l’établissement) ».

De nouvelles blouses pour le reste de la France ?

Si le changement ne s’opèrera pour le moment qu’au CHU de Nîmes, le reste de l’Hexagone sera probablement concerné par cette mini révolution. En effet, il semblerait que le billet publié le 27 juillet sur le blog personnel d’une kiné, intitulé « Dignité, mes fesses ! », ait fait des vagues en racontant le quotidien d’une dame de 85 ans, se trimbalant dans les couloirs de l’hôpital l’arrière-train à l’air.

Repris par Farfadoc, qui avait donc initié une pétition début août, recueillant presque 11 900 signatures à ce jour, l’idée est arrivée jusqu’aux oreilles de Marisol Touraine, la ministre de la Santé, qui s’est dit concernée par « le problème lié aux blouses d’hôpital ». Elle a même affirmé que pour elle, ce n’était pas une question secondaire, et qu’il fallait traiter cette question avec sérieux. Elle a d’ailleurs saisi les services du ministère afin que des propositions soient lancées, afin de remédier à ce problème.

Mathilde Bourge