Pompiers de Paris : le 112, pollué par les appels inutiles

96 % des appels reçus au 112 seraient inutiles, déclarent les pompiers de Paris. La faute à la touche rapide d'appel d'urgence, sur laquelle certains appuient sans s'en rendre compte.

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En prenant en compte les personnes qui contactent directement le 18, les coups de fil inutiles représente 2 000 des 7 000 appels reçus chaque jour. - crédit photo : Arseniy Krasnevsky ©ThinkStock

Quasiment tous les appels au 112 (96 %) sont aujourd’hui sans intérêts, expliquent les pompiers de Paris. La plupart d’entre eux concernent des appels dits « de poche » : sans le vouloir, des personnes appuient sur la touche rapide d’appel d’urgence depuis un portable glissé dans un sac ou dans une veste. En prenant en compte les individus qui contactent directement le 18 (numéro français pour les pompiers), les coups de fil inutiles représente 2 000 des 7 000 appels reçus chaque jour. Ces « polluants » font « perdre un temps précieux », regrettent les principaux concernés, qui ont dû revoir leur organisation.

Appels inutiles : les pompiers se réorganisent

Depuis le début de l’année, trois opérateurs ont été déterminés pour recevoir les appels au 112. Dans la capitale, ce sont les pompiers qui gèrent les appels émis vers ce numéro européen, créé en 1996. Les appels sérieux (4 %) « sont traités et renvoyés vers les opérateurs du 18, a indiqué le lieutenant-colonel Bernès, chef du bureau de la communication de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), à l’occasion d’une conférence de presse organisée ce mercredi 25 juin. Cette dé-pollution, c’est du temps gagné ».

Afin d’améliorer le service, les opérateurs du centre opérationnel des pompier disposera d’un « arbre d’aide à la décision » à partir du mois de novembre pour éviter d’envoyer « par réflexe » une équipe sur le terrain. « Cet outil permettra aux opérateurs d’apporter des réponses scientifiques adaptées en fonction des problématiques de santé », précise le général Domanski, médecin-chef des services de santé de la BSPP.

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Damien Rigat