Pour garder la ligne, mangez des féculents

Selon une étude NutriNet-Santé, les Français ne mangent pas suffisamment de féculents. La plupart des consommateurs pensent, à tort, que ces aliments font grossir.

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Les pâtes rassasient et donc évitent les fringales de l'après-midi ©ThinkStock

Pâtes, pain, pommes de terre… Les Français ne consommeraient pas assez de féculents. Selon une étude menée par NutriNet-Santé, seul un homme sur deux et une femme sur trois suivraient à la lettre les recommandations nutritionnelles concernant ces apports.

Selon Emmanuelle Kesse-Guyot, du centre de recherche en nutrition humaine Ile-de-France, si les Français ne mangent « pas assez » de féculents, c’est parce que ces derniers ont la mauvaise – et fausse – réputation de faire grossir.

Or, les pâtes (par exemple) tiennent au corps et nous évitent les petites fringales l’après-midi au cours desquelles l’on se jette souvent sur les aliments gras ou sucrés (qui, eux, font grossir). De plus, le professeur Kesse-Guyot affirme que, contrairement aux idées reçues, « les obèses n’ont pas une consommation plus élevée que les autres. Respectivement 67 et 61 % des femmes en surpoids et obèses ne mangent pas assez de féculents ».

Les vertus des féculents

Outre le fait que les féculents nous évitent de grignoter entre les repas, ils sont également riches en vitamines, en minéraux et en fibres. De plus, l’équivalent de 2,5 portions de céréales complètes par jour, comparée à une quasi-absence de consommation, réduirait les risques de maladies cardio-vasculaires de 21 %. « Du pain complet au petit-déjeuner, des lentilles au déjeuner et du riz complet au dîner peuvent constituer un exemple d’au moins 2.5 portions/jour », explique la chercheuse.

Les féculents : bientôt l’objet d’une campagne ?

Si le « mangez 5 fruits et légumes par jour » est bien connu des consommateurs, les féculents ne font l’objet d’aucune campagne positive. Pourtant, le Programme national nutrition santé (PNNS) recommande de manger des féculents « à chaque repas ». Les quantités sont ensuite à ajuster selon l’activité physique, l’appétit, la taille, etc. L’équipe de NutriNet-Santé souhaiterait donc la mise en place de campagnes d’information auprès du public afin d’inciter les Français à mieux se nourrir. Cela pourrait, entre autre, aider les personnes qui veulent maigrir à mieux adapter leur alimentation.

Mathilde Bourge