Pour l’infarctus, il n’y a pas de bon cholestérol

Alors qu’il est souvent loué par les spécialistes, le bon cholestérol ne serait finalement pas un facteur de diminution du risque d’infarctus.

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Pour l’infarctus, il n’y a pas de bon cholestérol ©ThinkStock

Alors que la plus part des spécialistes louaient les vertus du « bon » cholestérol et assuraient qu’un taux élevé réduisait le risque de faire un infarctus du myocarde, les recherches publiées la semaine dernière sur le site Internet The Lancet viennent remettre en doute ces soi-disant bienfaits. Des chercheurs américains auraient découvert que les sujets génétiquement programmés pour avoir un taux plus élevé de «bon» cholestérol avaient néanmoins le même risque de faire un infarctus que les autres.

Pour parvenir à ce résultat, les scientifiques ont séparé 100 000 personnes en deux groupes selon leur patrimoine génétique. Un premier groupe était composé de personnes porteuses d’un gène spécifique. Tandis que dans le deuxième groupe, les personnes n’étaient pas dotées de ce gène. Le gène en question augmenterait de 10% la production de «bon» cholestérol et réduirait de 13% le risque d’infarctus. Cependant «nos résultats montrent que l’augmentation de bon cholestérol n’entraine pas forcément la réduction du risque cardiovasculaire», constate le Dr Sekar Kathiresan, le principal auteur de l’étude qui travaille à l’hôpital du Massachussetts et à l’école de médecine de l’université de Harvard.

Une 2ème étude confirme les résultats

Pour confirmer ce premier résultat, les scientifiques ont ensuite décidé examiner une série de 14 gènes responsables de l’augmentation du taux de «bon» cholestérol. Encore une fois, le groupe porteur des gènes visés n’avaient pas moins de risque de faire un infarctus que les personnes de l’autre groupe qui en étaient dépourvues.

Pour l’instant, les chercheurs rappellent qu’ «une enquête plus approfondie sur les mécanismes de production de bon cholestérol et sa part de responsabilité dans les maladies coronariennes doit être menée», car un autre facteur pourrait être à l’origine de l’augmentation du taux de « bon » cholestérol et de la réduction du risque de crise cardiaque.

Tout ce qui est certain pour l’instant c’est qu’un faible taux de cholestérol est le meilleur garant pour réduire le risque d’infarctus.

Maëla Priolet