Pour maigrir, mangez des pommes de terre

Selon des chercheurs canadiens, la forte concentration en polyphénols contenue dans les pommes de terre permettrait de maintenir sa ligne. Les scientifiques espèrent que cette découverte servira à mieux prévenir l'obésité.

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Manger des pommes de terre pourrait bien vous aider à garder la ligne. ©ShutterStock

Manger des pommes de terre pourrait bien vous aider à garder la ligne. Selon une étude canadienne publiée dans le magazine Molecular Nutrition & Food Research, la concentration en polyphénols de ce féculent permettrait de réduire l’apport calorique d’un régime riche en gras et en sucre.

Avant d’arriver à cette conclusion, les chercheurs de l’Université de McGill (Canada) ont nourri pendant dix semaines des souris avec un régime très riche en gras et en sucre pour les rendre obèses. À la fin de l’expérience, les souris sont en moyenne passées de 25 à 41 grammes. En revanche, les rongeurs ayant, en plus de leur régime, consommé un extrait de pomme de terre ont deux fois moins grossi.

La pomme de terre pour prévenir l’obésité

« Les bienfaits de cet extrait de pomme de terre viennent de sa concentration en polyphénols, des antioxydants aussi présents dans les fruits rouges, le vin rouge et le thé vert. Ils pourraient devenir une solution pour prévenir l’obésité, mais aussi le diabète de type 2 », a expliqué le professeur Luis Agellon, l’un des auteurs de l’étude.

Dans un futur proche, les scientifiques prévoient des tests sur l’homme afin de trouver le dosage nécessaire pour limiter la prise de poids, sachant que la dose quotidienne utilisée sur les souris était extraite de 30 pommes de terre. « Nous ne conseillons certainement pas de manger 30 pommes de terre par jour », prévient Stan Kubow, auteur principal de l’étude. Sinon, « l’apport en calories serait énorme ».

« La patate a l’avantage d’être peu chère à produire et de faire déjà partie de l’alimentation de base de nombreux pays », ajoute Stan Kubow. « Nous espérons breveter un extrait de pomme de terre et nous cherchons actuellement des partenaires, sans doute de l’industrie alimentaire, pour contribuer au financement d’essais cliniques », conclut le chercheur.

Une nouvelle qui nous donne la patate !

Maxime Quéma