Pourquoi éternue-t-on ?

Allergie, petit rhume ou grosse grippe, et c'est parti pour une série d'éternuements incontrôlables. Mais au fait, pourquoi on éternue ?

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Les yeux fermés, la bouche ouverte, la façon la plus sûre pour éternuer. ©ThinkStock

Une sensation désagréable, une démangeaison vous prend subitement dans les narines, le seul moyen de s’en débarrasser : éternuer. Un vent violent, qui peut parfois atteindre les 200km/heure, s’échappe de votre nez.

Qu’il soit contrôlé ou imprévisible, bruyant ou discret, personne ne peut échapper à l’éternuement. Il s’agit là d’un mécanisme de défense de notre organisme. La bouche et les narines sont des voies aériennes qui permettent le passage de l’air vers les poumons. Cet air, souvent chargé de diverses particules, peut empêcher la bonne activité de la respiration.

Eternuer c’est nettoyer son nez

Le rôle du nez, remplie de poils et de mucus captent les éléments indésirables emportés par l’air et les empêchent de passer dans les voies respiratoires. Un signal est alors envoyé au cerveau via les terminaisons nerveuses de notre nez pour expulser ses particules intrusives. Aspiration d’un grand volume d’air (environ 2,5 litres), contraction des muscles et action. L’éternuement est une brusque expiration d’air par le nez et par la bouche provoqué par une contraction des muscles expirateurs (notamment le diaphragme et les muscles intercostaux) et qui génère une forte pression pulmonaire. L’air contenant les particules est expulsé. Ce phénomène est déclenché lorsque le nez est confronté à une substance ou un élément irritant.

Poivre, poussière ou encore pollen (pour les allergies) sont des éléments qui peuvent être à l’origine de l’éternuement. Mais certaines personnes ont aussi tendance à éternuer lorsqu’elles regardent une forte source de lumière. Ce phénomène appelé réflexe photo-sternutatoire stimule les terminaisons nerveuses du nez qui déclenche le mécanisme de défense.

Pourquoi ferme t-on les yeux quand on éternue ?

Et lorsque l’on a un rhume alors, qu’est-ce qui change ? Presque rien, si ce n’est l’intensité, et le degré de vigilance du corps. Lorsque l’on éternue, une surpression s’exerce dans les poumons jusque dans le nez. Cette surpression dynamise le système de circulation du mucus afin de mieux capter les poussières. C’est pour cette raison que l’on éternue plus souvent lorsque l’on est enrhumé.

De manière générale, tant que l’intrus n’a pas été évacué, on continue d’éternuer. On parle alors de sternutation. Pourtant, d’autres phénomènes liés à l’éternuement soulèvent des questions. Comme ce réflexe de fermer les yeux systématiquement. On ferme les yeux tout simplement parce que la pression est tellement forte qu’elle pourrait faire sortir nos yeux de leurs orbites lors de l’expiration. Mieux vaut donc fermer les paupières. Il est également déconseillé d’éternuer la bouche fermée. Éternuer par le nez peut faire éclater vos membranes nasales et provoquer un saignement du nez.

Pourquoi dit-on « à vos souhaits » ?

Et s’il est coutume de dire « A vos souhaits » ou « Dieu te bénisse » lorsqu’une personne éternue, personne ne semble savoir préciser l’origine exacte de cette expression. Les hypothèses, bien qu’elles n’aient aucune valeur scientifique, veulent que cette expression remonte à la mythologie grecque. La plus courante veut que les souhaits émis visent à conjurer le mauvais sort. À une certaine époque, on croyait que l’âme était située dans la tête et que les éternuements pouvaient l’en expulser.

Joséphine Terreissa