Pourquoi les hot dogs et croque-monsieur s’appellent ainsi ?

Hot dog et croque-monsieur… Deux plats aux noms particuliers, dont nous vous dévoilons l’origine.

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Le croque-monsieur serait apparu pour la première fois dans un café parisien, boulevard des Capucines ©ThinkStock

Les hot dogs et croque-monsieur ont deux points communs : ils se préparent facilement et ont des noms qui intriguent. Pourquoi ces deux plats s’appellent-ils ainsi ? La viande du hot dog était-elle, à l’origine, préparée avec du chien ? Et celle du croque-monsieur avec de la chair humaine ?

Hot dog : le teckel ressemble à une saucisse

Contrairement aux idées reçues, le hot dog (tout comme le hamburger) n’est pas né aux Etats-Unis mais… en Allemagne. Un jour, un boucher nommé Charles Feltman eut la bonne idée de vendre des saucisses sur les places publiques. Et pour éviter que les clients ne se brûlent les doigts, il demanda à un ami boulanger de lui confectionner des petits pains dans lesquels il pourrait fourrer les saucisses.

A la fin du XIXe siècle, de nombreux Allemands migrèrent vers les Etats-Unis, emportant avec eux la célèbre recette de ce sandwich et… leurs teckels. Très vite, les Américains ont comparé ce petit chien à une saucisse ambulante et décidèrent d’appeler la spécialité allemande « hot dog » (chien chaud) à cause de l’origine douteuse de la viande utilisée pour la fabrication des sandwichs.

Le croque-monsieur et le restaurateur cannibale

Le croque-monsieur serait apparu pour la première fois dans un café parisien, boulevard des Capucines. L’écrivain René Girard raconte dans son livre Histoire des mots de la cuisine française, publié en 1947, l’origine du nom de ce plat. Au début du XXe siècle, le patron du bistrot parisien Bel Age, Michel Lunarca, avait une réputation de cannibale. Un jour, lorsqu’il servit ce fameux sandwich composé de pain de mie, de jambon et de fromage gratiné à un client, ce dernier lui demanda quelle viande se trouvait à l’intérieur de son plat. Ce à quoi le restaurateur répondit « De la viande de monsieur ».

Mathilde Bourge