Président élu : cours d’anglais offert pendant un an !

Si nos présidents écorchaient l’anglais, s’en est bientôt fini ! Des cours d’anglais, gratuits, pendant un an seront offerts au président élu.

0
2032
Jacques Chirac en Iraël en 1996 lance son fameux « Do you I go to my plane ? » ©Sipa

Alors que nos chers présidents français sont souvent raillés pour leur relative maitrise de la langue de Shakespeare, la société qui donne des cours de langue, Wall Street Institute, s’engage à offrir pendant un an des cours d’anglais au vainqueur de la présidentielle 2012 afin d’y remédier !

Faut-il parler anglais pour assurer la présidence française ?

Notre campagne présidentielle est suivie à l’étranger, mais on n’attend pas de nos candidats qu’ils s’expriment dans une autre langue que le français puisque ceux qu’ils doivent convaincre, c’est nous ! Mais l’un d’entre eux sera élu et il devra bien assurer ses fonctions présidentielles et notamment auprès des dirigeants étrangers. Personne ne contestera que le Français ne soit pas la langue la plus pratiquée dans le monde. Et il est impossible, même pour un dirigeant d’Etat aussi qualifié soit-il, de parler toutes les langues de ses interlocuteurs. Il faut donc bien, pour avoir une politique extérieure, que les deux parties se mettent d’accord sur une langue à parler. Conventionnellement c’est l’anglais qui est choisi. En effet, c’est souvent la première, voir la seule, langue étrangère apprise à l’école. Cependant en tête du classement des langues les plus parlés on trouve le chinois (le mandarin). Si les relations avec la Chine venaient à devenir plus importantes, notre président devrait-il aussi se mettre au diapason ?

« On est en France, on parle français ! »

Hors des terrains de rugby, Sébastien Chabal ne fait pas que tourner dans des pubs pour un site de poker en ligne ou pour un constructeur automobile espagnol. Non, hors des terrains, Chabal se fait également ambassadeur de la langue française. On lui doit en effet cette phrase : « on est en France, on parle français ! » alors qu’une journaliste commençait à l’interroger en anglais. Notre futur président se fera-t-il partisan de la politique du joueur de rugby ou bien acceptera-t-il la généreuse proposition du Wall Street Institute ?

Si vous êtes encore sceptique sur la nécessité et le bien-fondé d’une telle proposition, ne manquez pas de visionner le « medley » réalisé par France Info Tv (ci-après) : vous apprécierez l’effort de nos présidents depuis Valérie Giscard d’Estaing et des candidats à la présidentielle : Sarkozy, Hollande et Mélenchon, pour exprimer leur pensée en anglais.

 

Maëla Priolet