Que faire lorsqu’un bébé pleure la nuit ?

Nombreux sont les parents qui ne savent plus quoi faire lorsque leur enfant se réveille toutes les nuits en pleurant. Le consoler, le bercer ? Et si vous le laissiez se calmer tout seul ?

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La majorité des bébés qui pleurent toutes les nuits sont des garçons ©Fotolia

Un bébé qui se réveille en pleurant toutes les nuits, c’est fatigant. D’ailleurs, les mamans d’enfants au sommeil léger seraient plus enclines à la dépression. Alors, que faire lorsqu’un chérubin se met à pleurer au beau milieu de la nuit ? Se précipiter dans sa chambre en se disant que plus vite on intervient, plus vite on se recouchera, ou bien enfiler ses boules Quies avec l’espoir que l’enfant se calmera tout seul ?

Selon l’étude publiée fin 2012 dans Developmental Psychology, la deuxième solution serait la bonne : il vaut mieux, si possible, laisser les enfants s’apaiser et retrouver le sommeil seuls. « Tous les bébés comme tous les adultes ont des cycles de sommeil d’une heure et demie à deux heures au cours desquels ils se réveillent puis se rendorment », explique Marsha Weinraub professeur de psychologie à l’université Temple (États-Unis) et principale auteur de l’étude. « Les bébés qui pleurent durant ces moments de veille sont ceux dont on dit qu’ils ne font pas leur nuit », ajoute-t-elle.

L’étude montre « que lorsque la maman se plie aux réveils du bébé ou lorsque celui-ci s’endort contre le sein de sa mère au cours de la tétée, cela peut prolonger le dérèglement du sommeil », poursuit Marsha Weinraub. En tout cas, cela « l’empêche de s’apaiser et l’empêche de trouver un sommeil régulier ».

Les garçons font moins leur nuit que les filles

Le professeur et son équipe ont basé leurs recherches sur près de 1 200 enfants. Ils ont ainsi pu constater qu’à l’âge de 6 mois, 67 % des bébés faisaient leur nuit, tandis que 33 % se réveillaient systématiquement. A 15 mois, le deuxième groupe ne se mettait à pleurer que deux fois par semaine, puis une fois à l’âge de 24 mois. Et parmi ces bébés agités, on note une majorité de garçons au caractère capricieux, souvent nourris au sein.

Il y a quelques temps, des experts de la Mayo Clinic (Etats-Unis), expliquaient qu’en pleurant, les bébés cherchaient à exprimer leur ressenti et que c’était aux parents de comprendre leurs besoins. Cependant, ils avaient également conclu que si, après avoir tout essayé, un enfant ne se calmait pas, il ne fallait plus intervenir. Marsha Weinraub arrive aujourd’hui à cette même conclusion: «Le meilleur conseil que je puisse donner est de mettre les enfants au lit à des heures très régulières tous les soirs, de les laisser s’endormir seuls et de résister à l’envie de se précipiter quand ils se réveillent la nuit dès lors qu’on les sait en sécurité.»

Maxime Quéma