Que fête-t-on le 8 mai ?

Fête du travail, fête nationale, armistice… il y a de quoi s’y perdre parmi tous nos jours fériés. Que célèbre-t-on exactement chaque 8 mai, en France ?

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Le 8 mai 1945, Charles De Gaulle annonce à la radio la capitulation de l'Allemagne. ©Sipa

Les Français commémorent, le 8 mai de chaque année, la fin de la Seconde Guerre mondiale. Représentée par le général Alfred Jodl, l’Allemagne signe sa capitulation à Reims, le 7 mai 1945, à 2h41. Staline insiste pour que la ratification ait également lieu à Berlin même avec l’Armée rouge et un deuxième accord est signé le 8 mai dans la capitale allemande, avec le général de Lattre de Tassigny pour représenter la France.

L’arrêt des combats est fixé au 8 mai à 23h01. Charles De Gaulle l’annonce officiellement à la radio à 15h. Les Français exultent : les rues se remplissent, les cloches des églises sonnent. La guerre est bel et bien finie.

Le 8 mai doit-il être commémoré ?

Contrairement à la Grande-Bretagne et aux États-Unis, la France décide de commémorer le jour de l’armistice et fait du 8 mai un jour férié dès 1953. Pour encourager l’amitié franco-allemande, le président Valéry Giscard d’Estaing décide de mettre un terme à la commémoration en 1975, au grand dam des vétérans. En 1981, François Mitterrand rétablit le 8 mai en tant que jour férié.

> Rappel historique

En septembre 1939, la Grande-Bretagne puis la France déclarent la guerre à l’Allemagne nazie suite à l’invasion de la Pologne. En 1940, la France capitule et les Allemands occupent le pays. Le 6 juin 1944, les Alliés (États-Unis, Canada, Grande-Bretagne) débarquent en Normandie et libèrent la France. A l’est, les troupes soviétiques écrasent l’armée nazie, qui se retrouve prise au piège. Hitler se donne la mort le 30 avril 1945 dans son bunker entouré de ses proches.

Une semaine plus tard, l’Allemagne capitule. Il faudra cependant quatre mois supplémentaires et deux bombes atomiques sur les villes d’Hiroshima et de Nagasaki pour vaincre le Japon. Ses six années de combats féroces ont coûté la vie à 50 millions de personnes dans le monde, ce qui en fait le conflit le plus meurtrier de l’Histoire.

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Charlotte Loisy