Rage : le décès d’un homme en Île-de-France doit-il nous inquiéter ?

Un homme contaminé par la rage est mort le 3 avril dans un hôpital d'Île-de-France. L'infection a eu lieu lors d'un séjour au Mali. Faut-il craindre le retour du virus en France ?

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Généralement, le virus de la rage est transmis par un chien enragé, indique l'Institut Pasteur. - crédit photo : ekina ©ThinkStock

Le ministère des Affaires sociales a annoncé hier, jeudi 3 avril, le décès d’un homme contaminé par le virus de la rage au cours d’un séjour prolongé au Mali. Le patient avait été hospitalisé en réanimation dans un hôpital francilien. Le diagnostic avait été confirmé le 1er avril par le Centre national de référence (CNR) de la rage de l’Institut Pasteur. Les autorités se veulent rassurantes : aucun cas de transmission directe entre personnes n’a été recensé en France depuis. Elles restent néanmoins prudentes.

Rage : aucune contamination en France métropolitaine depuis 1924

L’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France et l’Institut national de veille sanitaire (InVS) ont informé tous les individus ayant été en contact étroit avec le malade. L’équipe médicale en charge du patient et sa famille proche ont été observées par le centre antirabique pour « évaluer la pertinence d’une vaccination », précise le ministère.

Inutile de céder à la panique. Les cas de rage humaine sont extrêmement rares en France. Rappelons que le virus se transmet par morsure d’un animal infecté et de façon plus exceptionnelle d’homme à homme. Aucune contamination n’a été détecté en France métropolitaine depuis 1924. En 2008, un cas humain a été enregistré en Guyane. Le virus avait probablement été transmis par une chauve-souris. Par ailleurs, une vingtaine de cas chez des personnes contaminées à l’étranger ont été recensés entre 1970 et 2005, rapporte l’InVS.

Rage : 55 000 décès dans la monde chaque année

À travers le monde, la rage est tout de même responsable de 55 000 décès par an. Généralement, l’infection est transmise par un chien enragé, indique l’Institut Pasteur. Tous les ans, environ 17 millions de personnes reçoivent un traitement antirabique. Le vaccin est efficace même après contamination, à condition qu’il soit réalisé avant l’apparition des symptômes (difficultés à avaler, troubles neuropsychiatrique, etc.).

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Cécile David