Rythmes scolaires : une commune fait marche arrière

Une commune de l'Oise a abandonné la réforme des rythmes scolaires. A cause de problèmes de transports et d'organisation, le rectorat a fait marche arrière.

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La commune de Crillon, dans l'Oise, est la première de France à faire marche arrière pour la réforme des rythmes scolaires ©ThinkStock

Coup dur pour la réforme des rythmes scolaires. Crillon, petite commune de l’Oise qui appliquait la semaine de 4 jours et demi depuis la rentrée 2013, fait marche arrière. Et ce, pour des problèmes d’organisation.

« La rentrée ne s’est pas faite dans les conditions retenues », a justifié le rectorat d’Amiens. A cause du manque de moyen de la commune, située au nord-ouest de Beauvais, les transports scolaires n’ont pu être adaptés au niveau rythme. Les élèves se retrouvaient ainsi avec six heures de classe le vendredi.

C’est pour cette raison, entre autres, que le directeur académique des services de l’Education nationale (Dasen), qui n’avait pas autorisé les changements initiaux, a pris la décision de rétablir la semaine de quatre jours. Le rectorat précise avoir fait ce choix « pour le bien-être des enfants ».

Les parents étaient contre dès le début

La mise en place de la réforme des rythmes scolaires a été votée par les élus de cette commune de 440 habitants au début de l’été, contre l’avis des parents d’élèves. Comme le rapporte le Courrier Picard, qui a révélé le cas de cette école, une pétition contre la mise en place de la réforme avait été signée par 66 parents pour 70 élèves.

D’après le rectorat, Crillon est un cas unique dans l’Oise… mais aussi en France. Cependant, cette petite école est peut-être précurseur d’un mouvement national, puisque la réforme de Vincent Peillon semble déplaire à de nombreux parents, enseignants et parfois même aux enfants.

> Lire aussi : Rythmes scolaires : l’avis de l’Académie de médecine

Mathilde Bourge