Scandale : des slogans porno sur des body pour bébé

Le site internet CafePress a commercialisé des vêtements pour enfants à messages pornographiques. Très vite, les internautes ont incendié la société, qui a dû s'excuser platement.

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Le site internet CafePress a commercialisé des vêtements pour enfants à messages pornographiques. ©DR

« Tu sens le porno », « B****-moi comme une star du porno », « Star du porno XXL à la retraite »… Ces slogans, on ne peut plus provocateurs, ne sont pas ceux d’un site pour adultes mais d’une marque de vêtements pour bébés ! Ces phrases obscènes sont notamment floquées sur des grenouillères, pyjamas ou t-shirt, proposés sur la boutique en ligne CafePress.

Choqués par la violence de ces propos inscrits sur des vêtements pour les tout-petits, des activistes australiens ont dénoncé la marque qui, pour eux, incitait clairement au viol. Une campagne a d’ailleurs été lancée pour appeler les clients du site à boycotter la marque.

Des messages qui prônent le viol

Dans le Daily Mail, Melin Liszweski, membre de l’association Collective Shout, explique avoir été particulièrement outrée par un t-shirt sur lequel était inscrit : « Non veut dire oui, oui veut dire sodomie ». « On essaie depuis longtemps de dire que s’il n’y a pas de consentement, c’est un viol. Et ce slogan va à l’encontre de cela. En plus, les enfants ne sont pas capables de donner leur consentement », s’insurge-t-elle.

Très vite, les internautes se sont approprié cette bataille. Le compte Twitter de CafePress a fait l’objet de messages assassins de la part de clients choqués. Un porte-parole de la société a répondu aux consommateurs via le Daily Mail Australia, affirmant que l’entreprise avait pris les mesures nécessaires pour retirer les contenus offensants.

Il y a deux, l’entreprise avait déjà créé la polémique en proposant des articles douteux. Le site avait alors prétexté une faille informatique ayant permis aux vêtements concernés de passer à travers les mailles du filet. CafePress avait alors promis d’être plus vigilant… ce qui n’a visiblement pas été le cas.

Maxime Quéma