Sida : des traitements plus précoces pour lutter contre le VIH

Pour éviter de nouveaux décès et infections liés au sida, l’OMS préconise des traitements plus précoces des séropositifs. Désormais, les médecins n'attendront plus que leur système immunitaire soit affecté pour leur prescrire des antirétroviraux.

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Des traitements plus précoces du VIH permettront aux séropositifs de vivre plus longtemps et en meilleure santé. ©ThinkStock

Lors de la conférence de la Société internationale sur le sida débutée ce dimanche 30 juin à Kuala Lumpur, l’OMS (Organisation mondiale de la santé) a recommandé des traitements plus précoces chez les personnes porteuses du VIH. Bien que des médecins soient déjà parvenus à guérir des séropositifs, la maladie touche 30 millions de personnes dans le monde.

Sida : des antirétroviraux plus tôt

A l’heure actuelle, les séropositifs sont traités dès que leur taux de lymphocytes CD4 tombe en dessous de 350 cellules par mm3 de sang. L’OMS souhaite que les patients soient traités plus tôt, avant même que leur système immunitaire ne soit altéré (à partir d’un taux de lymphocytes CD4 inférieur ou égal à 500 mm3 de sang). Cela leur permettra de vivre plus longtemps et en meilleure santé, avec moins de risque de transmission du virus.

Ces dispositions permettraient d’éviter 3 millions de décès et 3,5 millions de nouvelles infections d’ici 2025. L’OMS prévoit l’accès aux médicaments antirétroviraux pour 9,3 millions de personnes supplémentaires.

Les enfants de moins de 5 ans, les femmes séropositives, enceintes ou allaitant, les séropositifs vivant en couple avec une personne non infectée ou ceux atteints de tuberculose, doivent toujours être traités systématiquement.

La France en retard dans la lutte contre le sida

« Nous ne pouvons que saluer cette recommandation qui va clairement dans le sens de la fin de l’épidémie… à condition qu’elle soit accompagnée de financements adéquats », a indiqué à l’AFP l’une des principales associations françaises de lutte contre le sida. Aides s’est en effet dit inquiète du désengagement financier de la France de la lutte contre le sida.

Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont annoncé l’augmentation de leur contribution au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Aides demande à la France de passer de 5 % de sa taxe nationale sur les transactions financières affectés au Fonds, à 30 %.

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Charlotte Loisy