Sida : enjeux, traitements, bilan

La Vingtième Conférence internationale sur le sida s’est ouverte dimanche 20 juillet à Melbourne (Australie), où étaient attendus plus de 12 000 acteurs de la lutte contre le VIH. L’occasion de faire un point sur l’état du virus.

0
1192
La seconde étude montre, elle, l'efficacité des antirétroviraux. ©ShutterStock

Scientifiques politiciens, militants, tous étaient attendus à la 20e Conférence internationale sur le Sida qui s’est ouverte dimanche 20 juillet à Melbourne, en Australie. Une réunion annuelle organisée par l’International AIDS Society qui permet chaque année de faire le point sur le virus.

Cette année, la présidence est donnée à Françoise Barré-Sinoussi, chercheuse en virologie et immunologie qui avait découvert avec son collègue Luc Montagnier le virus du Sida en 1983.

AIDS 2014 : des études porteuses d’espoir

La 20e Conférence internationale sur le Sida a été placée sous le thème d’« Accélérer le rythme ». Car tout reste encore à faire à l’heure du bilan sur l’année écoulée : sur 35 millions de personnes atteintes, seules 14 millions suivaient un traitement adapté, et la moitié ignorait qu’ils portaient le virus en eux. Pour autant, d’autres chiffres laissent paraitre un espoir : le nombre de décès recule, les traitements antiviraux sont de plus en plus performants et accessibles.

Et même si aujourd’hui la médecine ne peut toujours pas soigner et éradiquer totalement et définitivement, le Sida, il faut souligner l’importance des nouveaux traitements et des recherches. À l’instar de ces deux études présentées lors de l’ouverture de la conférence. La première portant sur l’importance de la circoncision : les chercheurs ont constaté « chez mes hommes ayant accepté d’être circoncis une baisse des pratiques sexuelles à risque, tandis que l’utilisation des préservatifs augmentait ». Un soutien de la communauté scientifique pour les campagnes promouvant la circoncision pour limiter les risques de transmission du sida dans les pays africains.

AIDS 2014 : interdire les discriminations

La seconde étude montre, elle, l’efficacité des antirétroviraux : ils permettent de combattre efficacement le virus jusqu’à le rendre indétectable dans le sang, même s’ils n’offrent pas de guérison complète, ils permettent de prolonger durablement la vie des personnes infectées, et de prévenir la transmission de la mère à l’enfant. Selon cette étude, l’utilisation des antirétroviraux depuis 1996 a permis de gagner 19,1 millions d’années de vie.

La 20e Conférence internationale sur le Sida met également un point d’honneur sur le droit des malades. Les organisateurs ont établi des objectifs dans la Déclarations de Melbourne qui comportent plusieurs points forts dont l’interdiction et la révocation de toutes lois répressives et toute politique renforçant la discrimination et la stigmatisation liées à la maladie du Sida (homosexuels, transgenres, prostituées, drogués, etc.). La Conférence se terminera le 25 juillet prochain.

Sur le même sujet

Lire aussi : Pourquoi les homosexuels n’ont pas le droit de donner leur sang ?

Lire aussi : Sida : le nombre de décès chute fortement

Lire aussi : Sida : le bébé que l’on croyait guéri ne l’est pas

Laurie Ferrère