Sommet Rio+20 : quels enjeux pour le développement durable ?

Aujourd’hui s’ouvre le sommet Rio+20 à Rio. 193 Etats membres de l’Organisation des Nations unies (ONU) seront réunis pour débattre de questions économiques, environnementales et sociales. Le but de cette conférence est de trouver des solutions aux problèmes de développement durable qui touchent l’ensemble de l’humanité.

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Le sommet Rio+20 s'ouvre aujourd'hui, l'occasion de trouver des solutions aux problématiques environnementales mondiales ©ThinkStock

Du 20 au 22 juin, les chefs d’Etat vont se retrouver à Rio de Janeiro pour la Conférence des Nations unies sur le développement durable que l’on appelle plus communément le sommet RIO+20. Ce surnom fait référence au sommet de Terre qui s’est déroulé en 1992 à Rio. C’est avec ce dernier qu’a commencé la mobilisation pour le développement durable.

Le sommet Rio+20 vient donc en écho au sommet de la Terre. 193 Etats membres des Nations unies vont y participer mais aussi les institutions internationales et des représentants de l’ensemble des autres acteurs de la société : citoyens, ONG, collectivités territoriales, syndicats, entreprises, scientifiques.

L’écologie au centre des débats du Rio+20

Le sommet Rio+20 ne laisse rien au hasard et les futures questions à débattre sont déjà fixées. Il s’agira pour les participants de réfléchir sur l’économie verte et équitable notamment en parvenant à concilier croissance économique, progrès sociaux et développement environnemental.

Ensuite, il sera nécessaire de réfléchir à la création d’un cadre institutionnel pour le développement durable. Les Etats devront réfléchir à comment améliorer la coordination entre toutes les organisations et tous les pays du monde.

L’enjeu reste de fixer de véritables perspectives et d’imposer un cadre pour que tous les secteurs du développement durable connaissent des avancées dans les années à venir.

 

Quels sont les véritables enjeux du sommet Rio+20 ?

Les 193 Etats membres de l’ONU vont devoir trouver des compromis pour faire avancer concrètement les problèmes de développement durable. Il ne suffira pas de trouver un simple accord écrit qui ne sera jamais respecté mais bel et bien des solutions qui permettront aux Etats d’améliorer le monde de demain.

Il leur faudra aussi fixer un calendrier à respecter. Ce denier devra prendre en compte les urgences dénoncées par les scientifiques pour régler le plus rapidement certains problèmes environnementaux.

La France défendra ses positions sur le développement durable

François Hollande s’est fixé trois objectifs pour ce sommet Rio+20 : l’accès plus équitable, plus universel aux énergies renouvelables, la sécurité alimentaire et le soutien à l’économie verte.

Le Président a relevé que les dernières actions en matière de développement durable étaient particulièrement louables et réussies mais qu’elles ne suffisaient pas. La volonté et la détermination politique n’est rien si elle n’est pas suivie d’une mobilisation citoyenne.

Le chef de l’Etat prône aussi la création d’une agence spécialisée des Nations unies poru l’environnement basée à Nairobi. Il souhaite également que tous les acteurs de la société (ONG, collectivités locales, syndicats, entreprises, scientifiques) puissent prendre part aux décisions.

François Hollande craint un échec du Rio+20, pourquoi ?

Vendredi dernier à Paris, François Hollande soulignait le risque d’échec du sommet Rio+20. Le chef de l’Etat se veut réaliste. Il sait que le sommet va être compliqué car tout ce qui sera prononcé lors de cette conférence ne concrétisera pas obligatoirement après.

De plus les divisions entre les pays développés, émergents et pauvres ne vont pas faciliter la mise en place de ce qui sera décidé à Rio.

Le président de la République craint aussi une certaine forme de désinvolture de la part des participants. Certains pourraient, selon lui, se laisser tenter et ignorer les problèmes environnementaux car c’est plus simple que d’y remédier. Mais il met en garde contre un bouleversement climatique et non pas un simple changement climatique.

Le plus dur commence maintenant. Il s’agira de convaincre les principaux acteurs de poser et de respecter les bases d’un nouveau modèle de développement mondial. Toutefois certaines absences risquent d’être préjudiciables à ce projet : Angela Merkel, David Cameron et Barack Obama ne feront pas le voyage à Rio.

Anne-Ségolène Brun