Souffler pour se faire dépister : le test d’haleine pour le cancer du poumon

Cela pourrait être une révolution dans le dépistage et le diagnostic du cancer du poumon. Des scientifiques auraient élaboré un test de dépistage par le seul biais de l’haleine, grâce à l’analyse de composés organiques volatiles.

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La 50e réunion annuelle de la société américaine d'oncologie clinique permet un état des lieux de toutes les avancées médicales. ©ShutterStock

Un simple souffle suffirait-il pour que l’on sache si l’on est atteint d’un cancer ? Notre haleine serait-elle révélatrice de la santé de nos poumons ? Oui, selon une étude présentée à la 50e réunion annuelle de la société américaine d’oncologie clinique (ASCO).

Une haleine saine, cancéreuse ou qui traduit un BPCO ?

Pour Fred Hirsch, auteur de l’étude, et professeur de l’école de médecine de l’Université du Colorado, cette découverte « pourrait révolutionner le dépistage et le diagnostic du cancer du poumon. Ici, la perspective est le développement d’une approche non-invasive, de faible coût et facile pour la détection précoce et la différenciation du cancer du poumon ».

Voilà l’ambition : un simple test d’haleine pour dire à quelqu’un qu’il souffre ou non d’un cancer du poumon ou d’une autre maladie respiratoire non-cancéreuse comme la BPCO. Pour se faire, le patient devra gonfler un ballon, fixé à une sonde de nanoparticule d’or extrêmement sensible. Les particules récoltées par le capteur permettent l’analyse des composés organiques volatiles contenus dans l’air expiré par le patient.

Le métabolisme des patients atteints d’un cancer du poumon étant différent du métabolise des personnes en bonne santé, ce sont ces différences dans le métabolisme qu’il faut étudier pour « définir les signatures d’un souffle sain, d’une BPCO ou encore d’un cancer du poumon », précise le Pr Hirscsh.

D’autres petites victoires contre le cancer

Une petite révolution donc dans le monde du cancer, mais pas la seule. La 50e réunion annuelle de la société américaine d’oncologie clinique permet un état des lieux de toutes les avancées médicales, études, nouveaux traitements, etc. pour combattre les cancers.

Cette année marque également la découverte d’une stratégie de traitement inédite (chimiothérapie combinée à un traitement hormonal) qui permettrait de prolonger la vie des hommes atteints d’un cancer invasif de la prostate. Cette étude dévoilée à l’ASCO est une première avancée contre cette maladie depuis 70 ans.

Petite victoire également dans la bataille contre le cancer du sein. Alors que la chimiothérapie utilisée dans le traitement de ce cancer met en péril la fertilité des patientes, des chercheurs affirment avoir trouvé un traitement hormonal qui pourrait aider certaines femmes sous chimiothérapie à préserver leur chance d’avoir un enfant. Mieux, cette dose hormonale pourrait également améliorer l’efficacité de leur traitement. La bataille contre les cancers n’est toujours pas terminée.

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Laurie Ferrère