Taxe d’habitation : la surtaxe des résidences secondaires

Le gouvernement a annoncé une surtaxe des résidences secondaires situées dans des zones ciblées. Une mesure qui n’a rien de nouveau et qui devrait rapporter jusqu’à 150 millions d’euros à l’Etat.

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La taxe d'habitation bientôt supprimée pour de nombreux Français selon certains conditions. ©ShutterStock

La mesure avait déjà été présentée par le gouvernement Ayrault, il y a deux ans. Vite abandonnée, la surtaxe d’habitation des résidences secondaires revient figurer sur le collectif budgétaire qui sera présenté la semaine prochaine.

Selon le journal Les Echos, qui révèle ce mardi 4 novembre 2014 ces informations « exclusives », tous les biens en dehors de la résidence principale et situés dans une « zone tendue » sont concernés par cette nouvelle taxe. Dans les faits, les propriétaires qui ne loueraient pas leurs biens verront leur taxe d’habitation majorée de 20 %. En tout, ce sont vingt-huit agglomérations qui sont concernées par le statut « tendu » établi par la loi Alur, dont Paris, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Grenoble et Marseille.

Résidence secondaire : un appartement sur six à Paris

L’objectif pour le gouvernement serait double : d’une part il s’agirait de libérer des logements là où il est nécessaire, mais également de faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’Etat, via les collectivités locales. Cette surtaxe des résidences secondaires, si elle est votée par le Parlement, pourrait ainsi rapporter jusqu’à 150 millions d’euros au gouvernement.

Paris est particulièrement visée par cette surtaxe, où la priorité est de « libérer ». Les résidences secondaires, peu ou pas occupées, représentent 174 000 logements dans la capitale, soit un appartement sur six.

Si elle est votée, cette surtaxe sur les résidences secondaires sera aux mains des collectivités locales, qui décideront, elles-mêmes, de l’appliquer ou non.

Laurie Ferrère