Trois pesticides mortels pour les abeilles interdits par l’UE

La Commission européenne a décidé d’interdire l’utilisation de trois pesticides mortels pour les abeilles. En danger, ces insectes sont essentiels au fonctionnement de notre écosystème.

0
1388
L'utilisation de trois pesticides considérés comme dangereux pour les abeilles sera suspendue durant deux ans en Union européenne. ©ThinkStock

Après un premier vote infructueux, la Commission européenne a fini par trancher : l’utilisation du clothianidine, de l’imidaclopride et du thiaméthoxam sera interdite au sein de l’Union européenne. Il s’agit de néonicotinoïdes, des insecticides considérés comme dangereux pour les abeilles. Indispensables à la pollinisation, ces insectes sont en voie de disparition.

L’utilisation de ces trois pesticides sera suspendue pendant deux ans pour le maïs, le colza, le tournesol et le coton. Cela ne concernera que certaines cultures et à certaines périodes de l’année, lorsque les abeilles sont actives.

Pesticides en Europe : un accord difficile

Jusqu’ici, les pays européens n’arrivaient pas à se mettre d’accord sur la question. En juillet 2012, la France avait retiré l’autorisation de mise sur le marché du produit Cruiser.

En janvier 2013, l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments (Efsa) avait rendu un avis très négatif sur les néonicotinoïdes. Un premier vote avait eu lieu en mars mais aucun accord n’avait été trouvé.

> Lire aussi : Abeilles et pesticides : l’UE reconnaît enfin les risques

La pression des groupes de fabricants

Les groupes suisse Syngenta et allemand Bayer, producteurs de ces pesticides, faisaient clairement pression pour empêcher l’interdiction. L’Italie, le Royaume-Uni ou encore la Hongrie refusaient de voter pour. Mais l’Allemagne a changé son vote cette fois-ci et a fait pencher la balance.

Il y a deux jours, des militants écologistes ont manifesté à Londres pour défendre la protection des abeilles et influencer la décision de la Commission. 

VIDEO – Reportage d’Euronews sur la manifestation « Save bees » à Londres

Charlotte Loisy