Twitter aiderait à perdre du poids

Selon des chercheurs de Caroline du Sud, partager l'avancée de son régime sur Twitter permettrait de perdre plus de poids : 0,5 % de sa masse, tous les dix tweets.

0
1553
Les personnes au régime perdent 0,5 % de leur masse tous les 10 tweets ©Fotolia

« Encore 1 kilo de perdu ! », « Ce soir, soupe + fruits »… De simples messages de 140 caractères postés sur Twitter amélioreraient la perte de poids chez les personnes au régime, selon une étude, publiée dans la revue Translational Behavioral Medicine. Les chercheurs de l’université de Caroline du Sud ont tenté d’évaluer l’impact des réseaux sociaux sur le nombre de kilos perdus, en soumettant 96 individus à un régime particulier…

Chacun des participants recevaient, toutes les deux semaines, des conseils nutritionnels, des exercices à réaliser… via une application mobile. En plus de ces podcasts, la moitié du groupe devait télécharger une application de suivi du régime alimentaire, ainsi qu’une application Twitter. Globalement, tous les participants, qu’ils tweetaient ou pas, ont perdu le même nombre de kilos au bout de 3 à 6 mois. Mais les chercheurs ont tout de même relevé une perte de poids plus importante chez les personnes qui postaient le plus de messages sur Twitter. En moyenne : 0,5 % de leur masse, tous les dix tweets.

Twitter, un nouveau « club minceur » ?

L’une des consignes adressées au groupe de « tweetos » était de publier le nombre de leurs kilos perdus tous les vendredis sur le réseau social. L’avantage de Twitter est qu’il permet l’anonymat : « vous pouvez poster en utilisant le pseudo @POD45 au lieu d’utiliser son vrai nom, contrairement à Facebook, et ce fut un aspect positif pour les participants », souligne Brie Turner Mc Grievy, l’une des chercheuses.

Comment expliquer que ces tweets ont aidé à la perte de poids ? Les conclusions de l’étude évoque l’idée d’un « club minceur ». En partageant l’avancée de leur régime sur un réseau social, on reçoit le soutien et les encouragements d’une communauté. Mais les chercheurs reconnaissent que la démarche, même anonyme, bouscule la pudeur. Certains participants ont refusé de communiquer leur poids sur Twitter. « Cela reste très délicat d’en parler », admet Brie Turner Mc Grievy. 

Thomas Levy