Ukraine : la Russie annule le rabais sur le gaz

La Russie a annulé le dernier rabais octroyé à l'Ukraine sur les livraisons de gaz. Le prix des 1 000 mètres cubes passent ainsi à 485 dollars, contre 385 dollars auparavant.

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La réduction sur le prix du gaz avait été accordée en 2010 à la suite d'un accord entre Moscou et Kiev sur la prolongation du bail de la flotte russe de la mer Noire dans sa base de Sébastopol, en Crimée. - crédit photo : tcly ©ThinkStock

Moscou fait payer à Kiev sa prise de distance. La Russie a annoncé hier, jeudi 3 avril, la fin du dernier rabais accordé à l’Ukraine sur les prix du gaz. «  Le prix du gaz pour l’Ukraine augmente et à partir d’avril s’établit à 485 dollars (354 euros) les 1 000 mètres cubes », a déclaré le gérant de Gazprom, Alexeï Miller (AFP). Jusqu’ici, le prix s’élevait à 385 dollars (281 euros). Ce nouveau tarif appliqué par Moscou est l’un des plus élevés du marché européen.

Ukraine : finies les réductions et les prix préférentiels sur le gaz

Cette réduction de 100 dollars avait été accordée en 2010 à la suite d’un accord entre Moscou et Kiev sur la prolongation du bail de la flotte russe de la mer Noire dans sa base de Sébastopol, en Crimée. La péninsule étant désormais annexée à la Russie, Moscou estime que l’accord est aujourd’hui caduque. « À l’avenir, dans nos relations avec nos partenaires ukrainiens, il faudra s’aligner sur les droits de douane habituels sans appliquer de réduction ni de prix préférentiels », a précisé Dmitri Medvedev. Le premier ministre russe a également annoncé que Moscou pourrait réclamer une compensation des pertes engendrées sur le budget russe par l’application du tarif préférentiel depuis 2010. En raison de cet accord, « la Russie n’a pas reçu de revenus issus des droits de douane sur le gaz », explique-t-il.

L’annonce a été faite après une rencontre dans la capitale russe entre Alexeï Millier et Andriï Kobolev, le patron de la compagnie ukrainienne Naftogaz. Le premier a exigé des « mesures immédiates » pour que l’Ukraine rembourse ses 2,2 milliards de dollars (1,6 milliards d’euros) de dette.

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Cécile David