Un étudiant sur quatre risque le burn-out

Manque de sommeil, dépression... Près d'un quart des étudiants risquent d'être touchés par un burn-out, révèle une étude Harris Interactive menée pour la mutuelle étudiante SMEREP.

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Un étudiant sur cinq avoue ne pas avoir confiance en l'avenir « ni pour lui, ni pour ses proches ». - crédit photo : Andrzej Wilusz ©ShutterStock

Non, tous les jeunes ne sont pas insouciants et détachés. Selon une enquête* réalisée par Harris Interactive pour la SMEREP et publiée ce jeudi 25 juin, la plupart des étudiants (57 %) se disent stressés et près d’un quart d’entre eux seraient proches du burn-out (surmenage).

Les étudiants dépriment et doutent de leurs capacités

Un étudiant sur cinq avoue ne pas avoir confiance en l’avenir « ni pour lui, ni pour ses proches » et 68 % des jeunes interrogés déclarent s’être sentis « tristes ou déprimés » au cours des douze dernier mois. « Face à ce sentiment de déprime, de stress, deux tiers des étudiants ont déjà pensé à changer de vie ou d’orientations », explique la mutuelle. D’après ses observations, les jeunes femmes ayant des difficultés financières et dont le temps de trajet domicile-école est le plus long sont les personnes les plus exposées à ce risque.

80 % des étudiants dorment moins de huit heures par nuit

Plus généralement, l’enquête nous en dit plus sur l’état de santé et la situation économique des jeunes français. La SMEREP révèle, par exemple, que plus d’un quart des étudiants rencontrent des difficultés financières. Parmi eux, près d’un tiers exercent une activité rémunérée régulière. Ainsi, le budget moyen d’un étudiant est de 470 euros pas mois (570 en Île-de-France). En ce qui concerne le temps de trajet pour se rendre à l’école ou à l’université, il est, en moyenne, de trente minutes. En Île-de-France, il passe à plus de quarante minutes.

Par ailleurs, 80 % des étudiants dorment moins de huit heures par nuit et 39 % sautent un repas au moins une fois par semaine. Malgré tout, la majorité de la population étudiante (87 %) s’estime en bonne santé. À ce propos, 85 % des étudiants ont consulté un professionnel de santé au cours des six derniers mois. 21 % ne le font pas quand ils le devraient parce qu’ils manquent de moyens financiers. La SMEREP constate d’ailleurs que 74 % des étudiants attendent que « cela se passe » quand ils sont malades.

* L’enquête a été réalisée selon la méthode des questionnaires auto-administrés en ligne du 5 au 20 mai 2014, auprès d’un échantillon représentatif de 500 étudiants de toute la France et 700 d’Île-de-France.

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Damien Rigat