Un Français sur quatre renonce à des soins pour raisons financières

Selon une étude réalisée par l'Institut de recherche et documentation en économie de la Santé (Irdes), 25,7 % des Français auraient renoncé au moins une fois à des soins en 2012, faute d'argent.

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18 % des bénéficiaires de l’assurance maladie âgés d'au moins 18 ans ont renoncé à des soins dentaires pour raisons financières, 10 % à des soins d'optique et 5 % à des consultations médicales. - crédit photo : Goodluz ©ShutterStock

Pour les revenus les plus modestes, se soigner est parfois un réel investissement financier. Selon l’Institut de recherche et documentation en économie de la Santé (Irdes), environ un Français sur quatre (25,7 %) aurait renoncé à au moins un soin en 2012 en raison d’un manque d’argent. Les personnes sans complémentaire sont logiquement les plus touchées (AFP).

Renoncement aux soins : 6 % des sondés bénéficient de la CMU-C

Environ 8 000 ménages et 23 000 personnes ont été interrogés dans le cadre de cette étude, menée tous les deux ans par l’Irdes. Dans le détail, 18 % des bénéficiaires de l’assurance maladie âgés d’au moins 18 ans ont renoncé à des soins dentaires pour raisons financières, 10 % à des soins d’optique et 5 % à des consultations médicales (4 % à d’autres types de soins).

Les personnes n’ayant aucune complémentaire sont les plus concernées. Par exemple, 24 % d’entre elles ont renoncé à des soins d’optique, contre 15 % chez les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU-C) et environ 9 % chez ceux bénéficiant d’une autre complémentaire santé. Sans surprise, les sondés appartenant aux 20 % de ménages les plus riches sont seulement 3,6 % à assurer avoir renoncé à des soins d’optique, contre 15 % du côté des 20 % les plus pauvres.

La plupart des personnes interrogées déclarent bénéficier d’une complémentaire et 6 % de la CMU-C. Gratuite, la CMU-C est accordée aux individus en difficultés financières, sous certaines conditions de résidence et de ressources. Depuis la création du dispositif, en 2000, le taux de personnes non couvertes par une complémentaire s’est stabilisé à 5 %. Il était de 16 % en 1998 et de 8,5 % en 2002.

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Damien Rigat