Un implant contre l’apnée du sommeil

L'agence américaine des médicaments (FDA) vient d'autoriser la mise sur le marché d'un implant permettant de traiter l'apnée du sommeil, une maladie respiratoire qui touche environ 3 millions de français.

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Implant - Une télécommande permet aux patients d'activer le dispositif lorsqu'ils se couchent et de l'éteindre après leur réveil. ©ShutterStock

L’apnée du sommeil se caractérise par des pauses ou une diminution du débit respiratoire pendant quelques secondes lorsque la personne est endormie. L’agence américaine des médicaments (FDA) vient d’accepter la mise sur le marché d’un implant permettant de lutter contre cette maladie chronique qui toucherait entre 12 et 18 millions d’Américains et 3 millions de Français.

Le dispositif est le premier du genre à être conçu. Il a été fabriqué par Inspire Medical Systems, basé à Minneapolis (États-Unis), qui a annoncé la décision de la FDA dans un communiqué publié la semaine dernière.

Apnée du sommeil : un implant pour maintenir la langue dans une bonne position

Appelée par les scientifiques « syndrome d’apnée obstructive du sommeil » (SAOS), l’apnée du sommeil entraîne des micro réveils d’une poignée de secondes. Ce dérèglement, qui peut sembler anodin, est à prendre au sérieux car il augmente le risque de maladies cardiaques mais aussi d’accidents de la route et du travail (somnolence). Les hommes d’un certain âge et en surpoids seraient les plus touchés par la maladie.

Pour concevoir l’implant, le fabricant s’est penché sur les causes du SAOS. La maladie serait due à un relâchement trop important de la langue et des muscles de la gorge pendant le sommeil. Grâce à un système électrique, l’implant stimule le nerf hypoglosse, qui joue un rôle déterminant pour les muscles de la langue. Cette dernière est alors poussée vers l’avant et permet ainsi à l’air de circuler plus facilement. Le dispositif s’implante au niveau du haut de la poitrine, sous la peau. Les patients sont autonomes. Une télécommande leur permet d’activer le dispositif lorsqu’ils se couchent et de l’éteindre après leur réveil.

La mise sur le marché ne concerne pas la France

Selon une étude publiée en janvier dans The New England Journal of Medicine, l’appareil permettrait de réduire de 68 % les symptômes d’apnée du sommeil, souligne Sciences et Avenir. Il a été testé en France en 2011, à l’hôpital Foch, mais sa mise sur le marché ne concerne pour l’instant que les États-Unis. Les personnes souffrant du SAOS peuvent se tourner, en attendant, vers un autre traitement : la ventilation nocturne en pression positive continue. Elles doivent alors porter un masque sur le nez toute la nuit pour recevoir de l’air et maintenir constamment ouvertes leurs voies respiratoires.

Présentation de l’implant :

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Damien Rigat