Un job payé 240 000 € en Nouvelle-Zélande, ça vous tente ?

Une clinique de Nouvelle-Zélande a lancé une offre pour un poste de médecin-assistant dont le salaire annuel est de 240 000 €. Pourtant, malgré les nombreux avantages offerts par ce job, personne n'en veut.

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Un job payé 240 000 € en Nouvelle-Zélande, ça vous tente ? ©ShutterStock

Être médecin-assistant pour un salaire annuel de 240 000 € avec trois mois de congés payés et des horaires souples, cela paraît totalement surréaliste et pourtant… une telle offre a été publiée il y a quatre mois. C’est Alan Kenny, un médecin de Tokoroa (Nouvelle-Zélande) qui l’a diffusée. Depuis deux ans, il peine à trouver un assistant et a décidé d’un tel salaire afin de motiver les jeunes médecins. Malgré ces avantages alléchants, personne n’y a répondu, rapporte le quotidien The New Zealand Herald.

Même si cela semble invraisemblable, il y a une explication au problème du Dr Kenny. Linda Reynold, vice-présidente du réseau des médecins ruraux de Nouvelle-Zélande, explique au Guardian que personne n’a accepté ce job à cause de sa localisation. Même si Tokoroa ne se trouve pas si loin de Roturua, une ville qui se modernise, la petite bourgade ne compte que 13 600 habitants. Elle ajoute que cette zone reculée est synonyme d’isolement et qu’elle manque d’infrastructures scolaires et sociales. Mais selon elle, ce qui repousse le plus les gens est le réseau téléphonique assez mauvais. D’après elle, ce sont le plus souvent des médecins étrangers qui répondent à ces annonces mais ne restent jamais très longtemps.

Pour le médecin de 61 ans, originaire de Grande-Bretagne, la raison est différente. Il explique son raisonnement au New Zealand Herald, et selon lui, cela viendrait d’une inégalité entre le milieu urbain et le milieu rural : « Auckland a la fac de médecine la plus importante du pays et la plupart des gamins qui y vont sont issus de familles riches de la région d’Auckland. S’ils recrutaient davantage d’étudiants de zones rurales, ils pourraient venir ici ».

Mauvaises candidatures, débordements et pression

Ne trouvant pas sa perle rare, Alan Kenny est submergé par son travail. Et suite à son SOS sur le web, il explique au quotidien britannique qu’il se sent également débordé par des candidatures venant du monde entier. Du Brésil, d’Inde, de Pologne, d’Afrique du Sud et même de la France, les appels ne cessent d’être émis. Le docteur reçoit également un nombre important de lettres ou de mails, mais selon lui, ce sont tous de mauvaises candidatures. Les candidats ne parlaient pas anglais ou n’avaient pas de formation médicale.

Submergé mais aussi sous pression. Le médecin doit également faire face aux indignations des locaux qui ont vu d’un très mauvais oeil le salaire proposé.  « La ville a réagi avec une grande hostilité à ma situation en sachant combien un médecin pouvait gagner (…) Je me sens vraiment stressé, mes patients ne sont pas contents et mon équipe est sous pression ». Il espère cependant que les choses redeviendront à la normale. Mais il préfère renoncer à sa quête d’assistant : « Si un candidat sérieux émerge de cette horrible expérience, je serai vraiment surpris. »

Vous êtes issu(e) d’une formation médicale et vous avez un bon niveau en anglais ? Vous savez ce qu’il vous reste à faire.

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Lola Vienne