Un médecin britannique, père biologique de 600 enfants ?

Un médecin londonien, spécialiste de l'infertilité, aurait inséminé des centaines de femmes avec son propre sperme. Une pratique bien entendu illégale.

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Un médecin britannique, père biologique de 600 enfants ? ©ThinkStock

Un médecin britannique, décédé en 1972, serait le père biologique de près de 600 enfants, révèle le Daily Mail daté du 8 avril. Cet exploit n’est pas le fait d’un incroyable séducteur, mais plutôt d’un escroc de laboratoire. Bertold Wiesner et son épouse avaient fondé une clinique spécialisée dans le traitement de l’infertilité dans les années 40. Pendant plus de vingt ans, ce couple a aidé d’autres couples, dont certains issus « de la haute société britannique », à avoir des enfants. Et pour cela, le scientifique n’aurait pas hésiter à donner de sa personne, ou plutôt… de son sperme. En clair, Bertold Wiesner aurait inséminé plusieurs centaines de femmes avec sa propre semence.

« un mystérieux masturbateur »

La machination vient seulement d’être découverte, suites aux démarches entreprises par Barry Stevens, l’un de ces enfants. L’homme, qui vit aujourd’hui au Canada, aidé d’un avocat, a mené des investigations sur ses origines. Il semblerait que son père biologique, le fameux médecin, aurait effectué « 20 donations de sperme par an » entre 1940 et 1960. Pour cette activité, Barry Stevens le qualifie de « mystérieux masturbateur ».

Des analyses ADN réalisées sur 18 personnes nées dans cette clinique londonienne révèlent que deux tiers d’entre elles ont pour père biologique Bertold Wiesner. Si l’on extrapole ce chiffre à la totalité des enfants conçus dans cet établissement, le médecin aurait engendré entre 300 et 600 chérubins.

Bien entendu, les patientes ignoraient l’origine du donneur de sperme qui leur a permis d’enfanter. Un même homme n’a pas le droit de donner autant de fois ses spermatozoïdes pour des raisons éthiques évidentes. Si ces enfants, qui ignorent l’identité de leur père biologique, se rencontrent et tombent amoureux, leur propre descendance risque d’être confrontée à de graves problèmes génétiques.

Julie Toury