Un scientifique envisage de se suicider pour mieux ressusciter

Kay Hayworth, scientifique à Harvard, a décidé de mourir pour pouvoir reconnecter son cerveau au corps d’un robot, rapporte Chronicle. Voici comment.

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Un chercheur de Harvard envisage de devenir immortel ©ThinkStock

Dans la catégorie « savant fou », Ken Hayworth, de l’université d’Harvard, pourrait bien décrocher la palme ! Ce scientifique compte prouver au monde entier que la vie éternelle n’est pas un privilège réservé aux héros de science-fiction. « Nous allons conserver un cerveau, le découper, le créer sur ordinateur par simulation et le connecter au corps d’un robot », explique le chercheur dans la revue Chronicle. Ainsi, il serait possible de devenir immortel. Et puisqu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même, il a décidé de tenter lui-même l’expérience.

C’est là que les choses se compliquent. Car pour pouvoir intégrer le corps d’un robot et devenir immortel, il faut d’abord mourir. Plutôt que de finir ses jours « très malade » ou « très vieux », Kay Hayworth, âgé de 41 ans, préfère opter pour ce qu’il appelle « une retraite précoce ». Il envisage d’organiser une grande fête pour dire au revoir à ses proches avant de basculer dans l’immortalité…

Devenir immortel : en quoi consiste l’opération ?

Le scientifique a tout planifié : il se rendra d’abord à l’hôpital pour une injection mortelle, réalisée sous anesthésie. Après prélèvement, son cerveau sera vidé de son eau et de sa moelle épinière. On y injectera une résine en plastique pur afin de protéger chaque cellule du système nerveux central, jusqu’à l’échelle du nanomètre. D’après M. Hayworth, si l’ensemble des connexions du cerveau reste intacte, la « conscience » pourrait l’être aussi…

Pour l’heure, le scientifique a déjà mis au point un procédé de préservation chimique des neurones qui a fait ses preuves chez la souris. Mais le cerveau humain comportant des milliards de connexions, la tâche risque d’être d’autant plus ardue.

Thomas Levy