Un vaccin anti-tabac serait-il efficace ?

Des chercheurs américains ont mis au point un vaccin anti-tabac qui semblerait efficace. Chez les souris testées, on observe une diminution de 85 % du niveau de nicotine dans le cerveau.

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2029

Des chercheurs ont déjà tenté de concevoir des vaccins anti-tabac mais en vain. Selon la BBC, une groupe américain aurait peut-être enfin trouver la solution miracle pour mettre fin à cette addiction néfaste pour la santé.

L’étude n’a été faite que sur des souris jusqu’à présent, mais les résultats sont encourageants. La BBC explique que ce vaccin anti-tabac immunise le corps contre les effets addictifs de la nicotine. Cependant, un tel produit, qui pourrait aider nombre de fumeurs, ne devraient pas être testé sur les humains avant quelques années encore.

L’effet « Pacman »

Les scientifiques de l’université de Weill Cornell ont conçu ce vaccin en s’appuyant sur la thérapie génique, explique le magazine Time.

Ces chercheurs ont voulu créer un vaccin capable d’empêcher la nicotine d’atteindre les récepteurs dans le cerveau, afin de supprimer la sensation de plaisir au fumeur. Pour se faire, ce vaccin diffuse un virus génétiquement modifié dans l’organisme, contenant des anticorps qui absorbent la nicotine.

Sur les souris cobayes, on observe une baisse de 85 % du niveau de nicotine dans le cerveau suite à l’injection du vaccin , ce qui rend le Professeur Ronald Crystal très optimiste : « D’après ce que nous avons vu, la meilleure façon de traiter l’addiction chronique à la nicotine est de faire patrouiller ces anticorps, des sortes de ‘Pacman’, qui nettoient le sang avant même que la nicotine puisse avoir le moindre effet biologique », confie-t-il à la BBC.

Cela sera-t-il suffisant ?

Ce vaccin pourrait-il être la solution miracle pour tous les fumeurs désireux d’arrêter la cigarette ? Comme l’explique le Pr, une fois vaccinés, les patients « sauront que s’ils recommencent à fumer, ils n’en retireront aucun plaisir ».

Oui mais voilà le problème. La plupart des fumeurs sont accros physiquement, mais aussi psychologiquement à la cigarette. Si le plaisir purement physiologique disparaît, le réflexe du fumeur de sortir prendre une pause pour s’en griller une ne s’arrêtera peut-être pas pour autant. Les souris, elles, n’ont pas ce problème…

Mathilde Bourge