Un vernis à ongles pour détecter la drogue du violeur ?

Une start-up américaine vient de mettre au point un vernis à ongles anti-viol. Le principe : tremper discrètement un doigt dans sa boisson, le vernis change de couleur en cas de contact avec une drogue dite « du violeur », comme le Xanax.

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Avec ce vernis à ongles, « nous espérons dissuader les éventuels agresseurs de passer à l'acte, parce qu'ils ne pourront plus droguer leurs victimes en toute impunité », expliquent les concepteurs. - crédit photo : Maciej Czekajewski ©ShutterStock

Certaines sociétés ont développé des sous-vêtements permettant de limiter le risque de viol. Aujourd’hui, la start-up Undercover Colors, dirigée par quatre jeunes diplômés de l’Université de Caroline du Nord, présente un vernis à ongles protecteur. Novateur, le produit est capable de repérer la présence de la drogue du violeur (Xanax, GHB, Rohypnol…) en quelques secondes.

Vernis anti-viol : pour que « la peur change de camp »

En apparence, le vernis semble classique. La différence se situe au niveau de sa composition. Lorsque l’on trempe son doigt dans une boisson, le produit change de couleur s’il entre en contact avec une substance suspecte. « Nous espérons dissuader les éventuels agresseurs de passer à l’acte, parce qu’ils ne pourront plus droguer leurs victimes en toute impunité », expliquent les concepteurs. Ils souhaitent que « la peur change de camp ».

Vernis anti-viol : les féministes n’apprécient pas

Le concept paraît plutôt bien vu. Il révolte pourtant plusieurs féministes. Ce type de produit sous-entend que ce sont aux femmes de faire attention, que ce sont elles qui sont responsables de leur sécurité, dénoncent certains.

Pour l’instant, le produit n’est qu’à l’état de prototype. Aucune date de lancement n’a été communiquée. Undercover Colors a déjà réussi à rassembler près de 75 000 euros. Pour développer son vernis, la société espère récolter 100 000 euros supplémentaires par l’intermédiaire de sa page de donation.

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Cécile David