Un verre de vin par jour pour lutter contre la dépression

Des chercheurs espagnols ont démontré qu’une consommation modérée de vin pouvait aider à lutter contre la dépression. Mais au-delà d’un certain nombre de verres, c’est l’effet inverse qui se produit…

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Le vin, consommé en petite quantité, aurait des effets protecteurs sur le coeur et le cerveau. ©ThinkStock

Comme tout alcool, le vin, consommé avec excès, peut provoquer des effets dévastateurs sur la santé mentale et physique. Mais si l’on en boit avec parcimonie – un verre par jour – il pourrait être un bon allié pour lutter contre la dépression ! Voici ce que nous apprend une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Navarre (Espagne), publiée le 30 août dans la revue BMC Medicine.

Le déroulement de l’étude. Pour parvenir à ses conclusions, les scientifiques ont suivi 5 505 hommes et femmes, âgés de 55 à 80 ans, pendant une période de sept ans. À noter : aucun de ces sujets ne présentait des antécédents de dépression ou d’alcoolisme. Régulièrement, au cours de l’expérience, les chercheurs relevaient leur consommation d’alcool, ainsi que des informations sur leur style de vie et leur état de santé. Et voici ce qu’ils ont pu en tirer : les personnes consommant du vin en petite quantité (entre deux et sept verres par semaine) sont moins sujettes à la dépression que les non buveurs. À l’inverse, celles qui abusent de la boisson alcoolisée, ont un risque accru de devenir dépendantes et donc, de connaître des épisodes dépressifs.

L’explication. On savait déjà que le vin rouge, en petite quantité, pouvait jouer un rôle protecteur contre les maladies cardiovasculaires et ce, grâce aux resvératrol et autres phénols contenus en grande quantité. « La dépression et les maladies coronaires cardiaques partagent des mécanismes similaires de maladie », a précisé Miguel A. Martínez-González, l’auteur principal de l’étude. Autrement dit, les phénols agiraient aussi bien sur le cœur que sur le cerveau.

Consommation de vin : restons prudents !

Toutefois, ce genre d’étude est à prendre avec précaution. Pour calculer le risque de dépression des buveurs et des non buveurs de vin, les chercheurs ont pris en compte d’autres facteurs comme la qualité de l’alimentation, la situation maritale, la consommation de tabac, etc. Il serait donc imprudent de vous jeter dès ce soir sur la première bouteille de vin que vous trouverez…

Il ne faut pas oublier que l’alcoolisme reste la deuxième cause de mortalité évitable en France, avec 49 000 décès par an, juste après le tabagisme. 

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Julie Toury