Une assiette connectée pour bien manger ?

Le high-tech n’a de cesse d’améliorer le domaine de la santé. Dernier objet en date, une assiette connectée qui compte les calories et évalue la rapidité du repas.

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L’assiette qui dispose de trois compartiments se compose de capteurs photos et intègre une base de données. ©Capture d'écran

Jusqu’où ira le monde connecté ? Après les montres, les stylos et les bracelets, voici l’assiette connectée : Smartplate. Un objet du quotidien qui jouerait le rôle d’un « diététicien » et serait capable de compter le nombre de calories que compte le plat mais également d’évaluer la rapidité de la prise du repas.

Smartplate : des capteurs photos

On doit ce prototype à un Américain, Anthony Ortiz, qui cherche aujourd’hui à récolter les fonds nécessaires, 10 000 dollars, à la production et à la commercialisation du Smartplate, via la plateforme participative Kickstarter.

L’assiette qui dispose de trois compartiments se compose de capteurs photos et intègre une base de données. Ainsi elle serait capable d’analyser la nature, la composition et la qualité nutritionnelle des aliments. L’appareil est si précis qu’il « est capable de faire la différence entre des pâtes blanches et des pâtes au blé complet avec leur sauce », assure Anthony Ortiz. La Smartplate, via une application dédiée disponible sur smartphone, dispenserait également de conseils nutritionnels pour aider à mieux adapter son alimentation selon des objectifs définis. Des alertes par notifications peuvent être envoyées si, par exemple, il y a eu un dépassement de la limite calorique conseillée.

Peut-on remplacer un diététicien ?

La Smartplate se destine donc à ceux et celles qui souhaitent perdre du poids ou manger plus sainement grâce à l’apport de conseils diététiques. Mais elle n’est pas la pionnière sur le marché. En janvier 2013, la société Slowcontrol présentait sa fourchette intelligente : l’HAPIfork. Un objet spécial régime qui vibre quand on mange trop vite.

Pour l’heure, Antony Ortiz n’a réussi à récolter qu’un tiers de la somme. Il reste encore une quarantaine de jours pour espérer voir le prototype de la Smartplate prendre forme dans les rayons d’ici l’été 2016. Mais une question se pose. L’homme est-il à ce point devenu assisté par la technologie ? Peut-elle réellement remplacer le rôle d’un nutritionniste ou un diététicien ?

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Joséphine Terreissa