Une campagne publicitaire pour le vin choque la HAS

La nouvelle campagne publicitaire de l’association viticole Vin et Société n’est pas au goût de la Haute Autorité de Santé qui s’insurge contre les repères de consommation mentionnés.

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Une campagne publicitaire pour le vin choque la HAS ©ShutterStock

Cette campagne publicitaire ne vous a peut-être pas échappé. Depuis dimanche 6 décembre, vous avez pu voir dans les pages de vos journaux, une publicité de l’association Vin et Société où l’ont peut lire le slogan « Aimer le vin, c’est aussi avoir un grain de raison » et la mention en bas de page « Le vin, je l’aime, je le respecte ». L’association n’a en effet pas perdu de temps pour diffuser sa campagne, puisque l’assouplissement de la loi Evin n’a été voté que le 24 novembre dernier.

Toutefois, cette publicité n’est pas passée inaperçue. La Haute Autorité de Santé a  bien failli s’étouffer en constatant les repères de consommation inscrits pour un usage modéré de l’alcool : « 2 verres maximum par jour pour les femmes », « 3 verres maximum par jour pour les hommes », 4 « en une seule occasion », ainsi que l’abstinence « un jour par semaine ». Des chiffres qui sont, selon Vin et Société, inscrits dans le Plan national nutrition santé (PNNS) de la HAS de 2014.

Des seuils erronés

Ces détails ont fait bondir la Haute Autorité de Santé qui a tenu « à clarifier les repères de consommation utilisés par Vin et Société », dans un communiqué. La HAS rappelle en effet avoir bien « publié en 2014 un outil de repérage des consommations à risque pour l’alcool (…) » à destination des professionnels de santé, mais que « les seuils mentionnés sont ceux qui nécessitent de déclencher une intervention médicale ». Et d’ajouter, qu’il « ne s’agit en aucune façon de dire qu’en dessous de ces seuils, la consommation sera normale, recommandée ou exempte de risque. »

Au-dessus de ces seuils d’alerte, la HAS rappelle les risques avérés. Une trop grande consommation d’alcool peut causer des dommages physiques (complications hépatiques, cardio-vasculaires et neuropsychiatriques, cancers), psychiques ou sociaux. De plus, l’autorité souligne que ces seuils « ne peuvent s’appliquer à certaines populations : les jeunes de moins de 25 ans, les femmes enceintes, les personnes atteintes de maladies chroniques, les personnes âgées ou les personnes prenant un traitement médical ».

Voici une des publicités diffusées : 

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Marine Vautrin