Une espèce humaine encore inconnue découverte

Des chercheurs internationaux ont dévoilé ce jeudi 10 septembre la découverte sur le site archéologique du « Berceau de l’humanité » en Afrique du Sud d’une ancienne espèce du genre humain jusqu’ici inconnue : l’Homo naledi.

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Une espèce humaine encore inconnue découverte ©Capture d'écran

C’est sans doute l’une des plus importantes découvertes faites depuis de nombreuses années sur l’évolution du genre humain. Une ancienne espèce humaine, jusqu’ici inconnue, a été mise au jour dans une grotte difficile d’accès, à Maropeng, près de Johannesburg en Afrique du Sud. 1 550 ossements appartenant à 15 individus, parmi lesquels des bébés, de jeunes adultes et des personnes plus âgées, ont été découverts. Il s’agit du plus grand échantillon de fossiles hominidés jamais exhumés. Cette découverte, dévoilée ce jeudi 10 septembre, a été faite par une équipe internationale de chercheurs dans le très riche site archéologique du « Berceau de l’humanité », classé au patrimoine de l’Unesco.

Proche de l’homme, cette espèce a été baptisée Homo naledi. « Certains aspects de l’Homo naledi, comme ses mains, ses poignets et ses pieds, sont très proches de celles de l’homme moderne. Dans le même temps, son petit cerveau et la forme de la partie supérieur de son corps sont plus proches du groupe pré-humain des australopithèques », souligne Chris Stringer, professeur du Musée d’histoire naturelle de Londres.

Il mesurait 1,5 mètre et pesait 45 kilos

Selon John Hawks, chercheur à l’université de Wisconsin-Madison et auteur d’un article publié ce jeudi 10 septembre dans le magazine eLife, « il avait un cerveau minuscule de la taille d’une orange et un corps très élancé ». L’Homo naledi mesurait en moyenne 1,5 mètre et pesait 45 kilos.

Ses mains «laissent supposer qu’il avait la capacité de manier des outils», ses doigts étaient extrêmement incurvés, tandis qu’«il est pratiquement impossible de distinguer ses pieds de ceux d’un homme moderne», précise un communiqué conjoint de l’université du Wits, la National Geographic Society et du ministère sud-africains des Sciences publié en Afrique du Sud. «Ses pieds et ses longues jambes laissent penser qu’il était fait pour marcher longtemps».

Cette découverte « remarquable » selon le Musée d’histoire naturelle de Londres permettrait d’en savoir davantage sur la transition, il y a environ deux millions d’années, entre l’australopithèque primitif et le primate du genre homo, notre ancêtre direct. « Le mélange de caractéristiques de l’Homo naledi souligne une fois de plus la complexité de l’arbre généalogique humain et la nécessité de conduire des recherches plus poussées pour comprendre l’histoire et les origines ultimes de nos espèces », estime Chris Stringer.

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Justine Dupuy