Une mauvaise nuit équivaut à six mois de malbouffe

Selon une étude américaine, une seule mauvaise nuit de sommeil aurait les mêmes conséquences sur notre organisme que la consommation de six mois de pizzas, hamburgers et autres aliments très gras.

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Une mauvaise nuit équivaut à six mois de malbouffe ©ShutterStock

Si avez mal dormi cette nuit, sachez que les cernes sous vos yeux ne sont pas les seules conséquences sur votre corps. Des chercheurs du centre médical Cedars-Sinaï de Los Angeles affirment que passer une mauvaise nuit aurait les mêmes effets sur l’organisme que la consommation d’un régime très gras pendant six mois.

D’après leur étude, publiée sur Obesity Society, les effets d’un manque de sommeil affecteraient la sensibilité à l’insuline, l’hormone chargée de réguler la glycémie, le taux de sucre dans le sang. « Quand le corps devient moins sensible à l’insuline, il est obligé d’en produire davantage pour maintenir le taux de glycémie à un niveau stable. Cela peut éventuellement mener à un diabète de type 2, une maladie qui empêche l’insuline dans le corps de répondre correctement, et qui implique qu’il y ait trop de sucre dans le sang », précisent les chercheurs.

Une réduction de 33% d’insuline

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont mené des tests sur huit chiens. Ils ont mesuré la sensibilité à l’hormone, avant et après avoir consommé une alimentation grasse, et avant et après avoir été privés d’une nuit de sommeil. Résultats : ils ont constaté que cette privation a réduit de 33% la sensibilité à l’insuline alors que le régime gras l’a réduit de seulement 21%.

« Ces recherches démontrent l’importance de bien dormir pour maintenir le niveau de sucre dans le sang et réduire les risques de maladies comme l’obésité et le diabète », concluent les chercheurs. 

Certes, un bon dodo (7 heures au minimum) est essentiel pour notre organisme. Toutefois, rappelons que l’étude a été menée sur des chiens et non des hommes… 

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Marine Vautrin