Une seule nuit blanche fragilise l’organisme

Une période stressante ou un manque de sommeil récurant rend l’organisme plus sensible aux infections. Mais une nouvelle étude s’intéresse à l’effet d’une seule nuit blanche sur nos défenses immunitaires.

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Une nuit blanche fragilise l’organisme ©ThinkStock

Il est communément admis que des heures de sommeil en retard ont pour effet de stresser l’organisme humain. Cependant il semblerait que les sorties nocturnes n’aient pas besoin d’être régulières pour engendrer cela. Une étude réalisée en collaboration entre des chercheurs anglais et néerlandais s’est intéressée de plus près au lien entre le sommeil et le système immunitaire. Ils se sont alors focalisés sur la question de l’influence d’une seule nuit blanche sur l’organisme.

Cette étude, parue dans la revue Sleep dimanche 1er juillet, a été menée par l’équipe du docteur Katrin Ackermann de l’Eramus MC University Medical Center Rotterdam aux Pays-Bas. Partant du principe que le retard de sommeil agit d’une manière néfaste sur l’anxiété et sur le système immunitaire, l’équipe a voulu savoir si une seule nuit blanche pouvait suffire à dérégler l’organisme ainsi que le rapporte le site du Figaro.

8h de sommeil par nuit

Afin de répondre à cette question, l’équipe a réuni 15 hommes aux alentours de 25 ans et en bonne santé, autrement dit, dans la force de l’âge. Elle les a alors contraints à suivre drastiquement un « régime » équilibré en sommeil.

Chacun d’entre eux devaient dormir huit heures par nuit et dans les 90 minutes qui suivaient leur réveil, ils devaient s’exposer pendant au moins quinze minutes à la lumière du jour. Durant les trois derniers jours de l’expérience, toute prise d’alcool, de café ou de médicaments leur a été strictement proscrite. Cette phase s’est soldée par une prise de sang.

Une nuit blanche suffit

Pour la seconde phase de l’expérience, l’équipe de chercheurs a demandé à ces jeunes hommes de ne pas dormir pendant 29 heures consécutives, ce qui équivaut à une nuit blanche. Durant cette période de restriction de sommeil, ils ont dû régulièrement faire des prises de sang.

Au moment de comparer les résultats entre les prises de sang réalisées aux différents stades de l’expérience, les chercheurs ont remarqué un changement au niveau des granulocytes. Après la nuit blanche, leur nombre avait augmenté. Cela signifie que l’organisme, stressé par le manque de sommeil, a activé son système immunitaire.

Or il avait déjà été prouvé lors de précédentes recherches que le stresse fait chuter les défenses immunitaires ce qui fragilise l’organisme  se montrant alors plus sensibles aux infections.

Maëla Priolet