VIDEO – Cessez de laver votre poulet cru

Laver son poulet sous l'eau avant de le cuire n'élimine pas les bactéries. Au contraire, elles se disséminent sur les mains ou le plan de travail.

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44 % des Britanniques passent systématiquement leur poulet sous l'eau avant de le faire cuire. ©ShutterStock

Certains cuisiniers lavent leurs poulets crus comme on passe une pomme sous l’eau avant de la manger. Une mauvaise habitude que souhaite combattre l’agence britannique de sécurité alimentaire (FSA) à travers une vidéo appelée “la vérité sur campylobacter”.

Selon la FSA, 44 % des Britanniques passent systématiquement leur poulet sous l’eau avant de le cuire, pour “nettoyer” la volaille et “enlever les germes”. En réalité, cette pratique “peut, par projection d’eau, disséminer la bactérie sur les mains, les vêtements, le plan de travail ou les ustensiles de cuisine”. Cette bactérie, baptisée “campylobacter”, est responsable d’infections intestinales généralement bénignes, mais qui peuvent être fatales chez les très jeunes enfants, les personnes âgées et les individus immunodéprimés.

Les Français aussi lavent leur poulet

« Nous lançons cette campagne parce que notre étude a montré que, même si les gens ont tendance à suivre les recommandations lorsqu’ils cuisinent la volaille en se lavant les mains et en s’assurant d’une bonne cuisson, ils sont nombreux encore à laver du poulet cru à l’eau », explique la directrice de la FSA, Catherine Brow. « C’est un problème sérieux. La bactérie peut entraîner non seulement des maladies graves voire la mort, mais elle coûte des centaines de millions de livres tous les ans en congés maladie et en dépenses de santé. »

En France, une campagne similaire avait été lancée en 2012 contre le “nettoyage” du poulet. Selon un rapport de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) de 2012, si les cas humains de salmonellose diminuent, le nombre de campylobactérioses (provoqué par l’ingestion de campylobacter) augmente de façon constante, avec 300 cas par million d’habitants dans l’Hexagone.

Mathilde Bourge