VIDÉO – Microsoft embauche des robots comme vigiles

Microsoft a mis au point des robots K5 pour assurer la surveillance de son campus californien. Le but ? Supprimer les postes de vigiles humains.

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Microsoft - Les robots K5 peuvent notamment identifier 300 plaques d'immatriculation par minute. ©Capture d'écran

Forme arrondie, LED au milieu du « visage »… Ils ont comme un air de R2-D2 ces robots. Mais la mascotte de la saga Star Wars n’a, dans le fond, pas grand-chose à voir avec ces engins baptisés K5. Fabriqués par la société Knightscope, ils ont été imaginés pour assurer la surveillance du campus californien de Microsoft et, à terme, remplacer les vigiles humains, révèle le site ExtremeTech.

Microsoft : des robots pour intimider les malfaiteurs

Les robots « engagés » par la firme de Redmond mesurent 1,5 mètre de hauteur, 91 centimètres de largeur et pèsent 136 kilos. Pour accomplir au mieux leur mission, il sont équipés de caméras infrarouges, d’un micro, d’un GPS mais aussi de détecteurs d’odeurs et d’un dispositif d’imagerie thermique.

Les machines passent au crible tout ce qui bouge autour d’elles. Chaque mouvement perçu est scanné par le biais d’un logiciel conçu à partir d’algorithmes d’analyse prédictive mis en place pour prévenir les nuisances. Les K5 peuvent, par exemple, bloquer le passage à tout individu qui n’aurait pas respecté les règles et identifier 300 plaques d’immatriculation par minute. La moindre alerte peut être directement transmise aux services de police. Les robots sont également capables d’émettre des sons stridents pour effrayer les personnes malveillantes.

Pour les courses-poursuites, en revanche, les gardiens en chair et en os semblent nettement plus performants que leurs successeurs.

Quand les robots piquent les postes des humains

Cette innovation de Microsoft est un exemple parmi d’autres. Depuis quelques années, le marché de la robotique est en plein essor. Si certains projets visent à soutenir le domaine de la recherche, d’autres pourraient venir bouleverser le marché de l’emploi en menaçant les postes de certains salariés, comme les serveurs, les hôtesses d’accueil, les pilotes d’avion ou les présentateurs télé. L’intelligence artificielle pourrait-elle devenir une menace ?

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Un K5 en ronde :


© DR

Cécile David