Vie de château à Versailles

Jardin baroque dessiné par Le Nôtre, jardins de Trianon, Hameau de la reine Marie-Antoinette... Visite du Grand Versailles !

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Vie de château à Versailles ©ThinkStock

A Versailles, tout est grandiose et mise en scène de façon théâtrale. Quand on arrive par la route de Paris, immédiatement après le virage de Viroflay, une gigantesque avenue, large, bordée par plusieurs rangs d’arbres centenaires, vous mène jusqu’à la perspective ultime du château. Car si le parc est majestueux, la ville elle-même tient du superbe et de l’harmonie. Les 85 000 habitants de la préfecture des Yvelines profitent d’une ville à l’architecture soignée et à l’urbanisme qui remonte au Grand Siècle. Du pavillon de chasse de Louis XIII au château actuel, quatre cents ans se sont écoulés. Louis XIV décide les premières transformations du pavillon en 1660. Aujourd’hui Près de dix millions de visiteurs découvrent chaque année le château de Versailles, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Plus de deux cents pièces témoignent des fastes de la résidence royale. Le Domaine de Versailles comprend le grand jardin baroque dessiné par Le Nôtre, les jardins de Trianon et du Hameau de la reine Marie-Antoinette ainsi qu’un parc boisé situé de part et d’autre du Grand Canal. Et, sur plus de huit cent cinquante hectares, de nombreux bâtiments et dépendances. Le château de Versailles offre aujourd’hui au visiteur un visage double : celui d’une ancienne résidence royale et d’un musée d’Histoire (peintures, sculptures et objets d’art). Le château est sauvé par Louis-Philippe en 1830. Il le transforma en musée. Grâce au mécénat de John D.Rockefeller de 1925 à 1936, aux nombreuses donations suscitées par Gérald Van Der Kemp à partir de 1953 et à l’aide de l’Etat, les conservateurs restituent patiemment au château son décor, ses meubles et ses œuvres d’art.

Le Grand Versailles

La création du Domaine de Marie-Antoinettes’inscrit dans le projet du Grand Versaillesqui ici fait place à l’inspiration féminine, celle de Madame de Pompadour puis de Marie-Antoinette. Le Petit Trianon et ses jardins sont indissociablement liés au souvenir de Marie-Antoinette : elle est la seule Reine qui ait imposé son goût personnel à Versailles. Dans son domaine de Trianon elle trouve le havre d’intimité qui lui permet d’échapper à l’&Eacutetiquette. Nul ne peut y pénétrer sans son invitation.

Le Grand Trianon

Il fut édifié en 1687-1688 par Jules Hardouin-Mansart. Bâtiment de style italien à un seul étage surmonté d’une balustrade autrefois ornée de sculptures. Entièrement scandé de colonnes et pilastres de marbre rose, d’où son nom de Trianon de marbre, il fut la résidence de campagne de Louis XIV. Sous Louis-Philippe fut créée la chapelle, décorée de peintures du XIXe siècle. C’est la Résidence officielle des présidents de la République. Elle a été remeublée avec du mobilier Empire et Louis-Philippe.

Le Petit Trianon

Edifié de 1761 à 1768, par Ange-Jacques Gabriel, il fut suggéré par la marquise de Pompadour afin d’achever la composition du Jardin Français. La façade s’inspire de celle de Trianon-sous-Bois. La chapelle fut achevée en 1774. Louis XVI en fit don à Marie-Antoinette. Celle-ci vivait en simple châtelaine dans ce cadre éloigné de la Cour, entourée de ses amies Mesdames de Polignac et de Lamballe. Elle fit édifier un théâtre sur lequel elle se produisait dans des pièces de Sedaine ou Beaumarchais.

Le Hameau de la Reine

Le goût pour la nature avait été mis à la mode en France par Jean-Jacques Rousseau. La reine voulut avoir son village pour jouer à la bergère. Richard Mique construisit le Hameau de 1783 à 1785 en s’inspirant de dessins du peintre Hubert Robert. Douze chaumières étaient originellement disposées autour du Grand Lac. La reine possédait sa maison, reliée par une galerie de bois au billard. A l’écart se tenait la ferme, d’où la reine obtenait le lait qu’on lui servait.

Le parc du Château de Versailles

Le Domaine de Versailles et de Trianon se compose de trois parties distinctes : le Jardin, les bosquets et la forêt. Le parc s’inscrit donc comme l’écrin de la mise en scène royale, les derniers grands arbres fermant l’horizon. Il est cependant percé de larges allées rectilignes et de carrefours en étoile, aménagés pour la chasse à courre ou à tir.De même le Grand Canal ouvre la perspective majeure d’Est en Ouest à travers le parc. Depuis le parterre d’Eau, au pied de la Galerie des Glaces, l’effet plongeant sur les jardins, puis sur le parc est saisissant. Le parc s’étend sur plus de huit cent cinquante hectares. Le Domaine de Marie-Antoinette s’y niche comme de nombreux bâtiments et dépendances.

Osmothèque : la mémoire vivante des parfums

La vocation de l’Osmothèque de Versailles est non seulement de recenser et rassembler les parfums existants ou à venir, mais aussi de retrouver la trace des grands classiques disparus et de les faire renaître. Ainsi en a-t-il été des fameux parfums de Paul Poiret, premier grand couturier à avoir créé dès 1910 ses propres parfums sous la marque ˝Les Parfums de Rosine˝. Mais d’autres créateurs de génie sont représentés comme François Coty (1876-1934), avec lui naquit en 1900 la grande parfumerie française. Bien d’autres anciens parfums dont Le Parfum Royal, parfum romain du Ier Siècle, L’Eau de La Reine de Hongrie (XIVe Siècle), Eau de Napoléon 1er à Sainte-Hélène figurent dans cette collection. Fermez les yeux, les ˝Osmothécaires˝ se chargent de vous faire sentir les parfums à l’aide de mouillettes ou touches olfactives.

Carnet d’adresses

OFFICE DU TOURISME DE VERSAILLES
2bis, avenue de Paris Tél. 01 39 24 88 88.
CHATEAU DE VERSAILLES
Tél. 01 30 83 78 00.
Site Internet : www.chateauversailles.fr
Accès RER C Versailles-Rive-Gauche.
En voiture autoroute A13 – direction Rouen.
OSMOTHEQUE LA MEMOIRE VIVANTE DES PARFUMS
36, rue du Parc de Clagny à Versailles
Tél. 01 39 55 46 99. Versailles -Rive Droite.
Site internet : www.osmotheque.fr

La rédaction