Vigipirate : que prévoit le plan pour la sécurité à l’école ?

Depuis 2005, le plan Vigipirate est maintenu au niveau rouge pour assurer la sécurité dans les lieux publics. Qu’en est-il à l’école ? Le point sur les mesures appliquées pour protéger enfants et enseignants, en France.

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Que prévoit le plan Vigipirate pour la sécurité à l’école ? - Credit: DURAND FLORENCE ©Sipa

16 décembre 2005. Karen Montet-Toutain, enseignante au lycée d’Etampes (Essonne), se fait poignarder par l’un de ses élèves en plein cours. 20 juin 2011. Une adolescente de 13 ans est battue à mort par le grand frère d’une camarade de classe devant la grille de son collège à Florensac (Hérault). 19 mars 2012. Un déséquilibré tue par balles trois enfants et un adulte devant une école juive à Toulouse.

La Une des journaux a parfois de quoi angoisser de nombreux parents. Comment s’assurer de la sécurité de son enfant à l’école ? Comment empêcher un meurtrier de s’approcher, voire de pénétrer l’enceinte d’un établissement scolaire ? La question est relancée, à chaque fois qu’un tel drame se produit.

Les personnes non identifiées ont interdiction de pénétrer au sein d’une école

En France, le plan Vigipirate, maintenu au niveau rouge depuis juillet 2005, prévoit des mesures pour assurer la sécurité dans les transports et autres lieux communs, mais aussi à l’école. Les directeurs d’établissement sont ainsi tenus de :

– mettre en place un filtrage à l’entrée des écoles, afin que personne ne puisse s’y introduire s’en avoir été identifié ;
– maintenir les portes de l’établissement fermées afin d’empêcher la circulation des personnes non autorisées ; – interdire le stationnement devant l’établissement ;
– signaler tout colis suspect ;
– contrôler l’accès et repérer les objets douteux lors d’un regroupement (réunion, événement sportif, fête d’école…) au sein même de l’établissement ;
– vérifier l’identité et les bagages des personnes participant à une sortie ou un voyage scolaire.

Pour la première fois en France, le plan écarlate (le plus haut niveau de Vigipirate) a été déclaré dans dix départements du sud-ouest, juste après la tuerie de l’école juive de Toulouse, en mars 2012. Des policiers et des gendarmes ont été dépêchés pour assurer la sécurité des enfants à la sortie des établissements scolaires juifs et musulmans.

Application du plan Vigipirate, installation de caméras de surveillance… les directeurs multiplient les tentatives de sécurisation de leur établissement, mais visiblement, rien ne semble pouvoir stopper la folie humaine.

Julie Toury