Violences conjugales : des téléphones d’alerte partout en France

Conçu pour renforcer la sécurité des femmes victimes de violences conjugales, le téléphone d'alerte va se généraliser en France. Dès le mois de septembre, 500 appareils seront déployés dans tout le pays.

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Les téléphones d'alerte ont permis « d'interpeller et de sanctionner les auteurs », précisent les ministres. ©ShutterStock

Nouvelle étape dans la lutte contre les agressions au sein du couple. À partir de septembre, 500 téléphones d’alerte vont être déployés sur l’ensemble du territoire, ont annoncé dans un communiqué ce vendredi 22 août Najat Vallaud-Belkacem (Droit des femmes), Bernard Cazeneuve (Intérieur) et Christiane Taubira (Justice). Il s’agit d’« une des mesures prioritaires du quatrième plan interministériel de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes », précise le communiqué (AFP).

Le téléphone d’alerte a « prouvé son efficacité »

L’appareil permet aux victimes de violences conjugales ou de viols de contacter en urgence, en appuyant sur une seule touche, un professionnel de la lutte contre ces agressions. Il est accordé par le procureur de la République après une évaluation du danger encouru par la victime.

Le dispositif a été testé dans treize départements. Pour l’instant, 157 téléphones d’alerte sont répartis sur le territoire, 304 personnes en ont bénéficié. Le système « a prouvé son efficacité », assurent les ministres : « Le téléphone d’alerte permet de garantir à la victime une intervention rapide des forces de sécurité, en cas de grave danger et donc avant la commission de nouveaux faits ».

Violences conjugales : 146 décès en 2013, dont 121 femmes

Grâce à cet outil de téléprotection, des vies ont pu être sauvées, les auteurs ont été interpellés et sanctionnés, précisent les ministres. Le dispositif « repose également sur un accompagnement global de la victime (…), qui peut envisager de sortir du cycle de la violence et reprendre confiance en elle ». Les conditions de sa généralisation ont été définies par la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes.

En 2013, 146 personnes (25 homme, 121 femmes) sont décédées en France à cause de la violence conjugale.

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Cécile David